Intervention des militants FRONT UNIQUE dans les instances de la FSU

Compte-rendu de mandat

 

 

CA du SNCS du 13 janvier 2017 - Motion Front Unique

Motion adoptée à l'unanimité du CDFD FSU 63 le 21 Novembre 2016

Intervention du courant Front Unique au BDFN FSU du 7 Novembre :

Conseil national de la FSU des 20 et 21 septembre 2016

CA académique du Snes Clermont – 9 juin 2016



Archives de nos interventions


Motion Front Unique – CA du SNCS du 13 janvier 2017

 

Plan de « revalorisation des salaires » dans l’ESR :

Un marché de dupe !

Le ministère vient de porter à la connaissance des syndicats de l’ESR  son projet dit de « revalorisation  des salaires » de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) dans le cadre de l’application de PPCR, accord qui vise notamment à faciliter la mobilité et la fusion des corps inter et intra-fonction publiques.

Pour les chercheurs des organismes de recherche cela passerait par la restructuration du corps des Chargés de recherche avec :

-          La suppression de la classe des CR2 qui sanctionnerait un recrutement de plus en plus tardifs des jeunes chercheurs (moyenne actuelle à 32,4 ans pour les CR2 et plus de 37 ans pour le CR1 !) avec la création d’une «  classe normale de CR » qui remplace la grille des CR1.

-          Et la création d’une classe exceptionnelle de CR avec avancement au choix (critères ?) avec un contingent (15%) de recrutements extérieurs. Dans le cadre de restrictions budgétaires cette hors classe ne pourra se développer  qu’au détriment des recrutements des jeunes CR ou des promotions DR2.

Cette restructuration du corps des Chargés de Recherche permettrait un alignement sur celui des  Maîtres de Conférence de l’université  préparant  le terrain à la fusion de ces corps dans le cadre de  la mise en place des COMUEs.

Quant aux revalorisations, ces nouvelles grilles s’accompagnent d’augmentations indiciaires en trompe l’œil avec en particulier la conversion d’une partie de la Prime  d’Encadrement de la Recherche en points d’indice (9 point en 2 fois).

La progression dans la grille de cette « classe normale » de CR est  ralentie par rapport à celle actuellement en vigueur pour les CR1 et son plafond est le même, une fois corrigé des 9 points venant des primes. Au total, les CR, qui constituent 80% des agents chercheurs du CNRS, y perdront. Notons que, côté Ingénieurs et Techniciens – qui ont déjà perdu les échelons accélérés- il en est de même par exemple pour la grille des Assistants Ingénieurs.

Ce projet de restructuration des grilles ne répond en rien aux revendications salariales des personnels de l’ESR qui sont scandaleusement sous-payés à tous les niveaux de qualification, bien au contraire !

La CA du SNCS demande le retrait de ce plan de dévalorisation des carrières. Elle décide de ne pas cautionner ce marché de dupe et donc d’arrêter immédiatement toute participation à des négociations sur ces pseudo-revalorisations.

Elle mandate le BN du SNCS pour contacter les BN des autres syndicats de l’ESR pour mener dans l’unité cette action sur cette orientation.

Pour : 2, Contre : 15, Abstention : 4, NPPV1


Motion adoptée à l'unanimité du CDFD FSU 63 le 21 Novembre 2016

 

Le CDFD de la FSU se prononce :

 

- pour l'arrêt immédiat de l'Etat d'urgence

- pour la relaxe pour tous les militants en procès, l'amnistie totale des militants déjà condamnés dans le cadre de leur activité syndicale

- pour que justice soit rendue à toutes les victimes des violences policières en particulier  à Adama Traore

- contre le projet gouvernemental de redéfinition de la "légitime défense" des policiers

- contre le mégafichier TES

 

Il mandate son représentant pour que le CDFN de la FSU reprenne à son compte cette position et s'adresse à l'ensemble des organisations syndicales, et de défense des droits démocratiques, sur ces objectifs.


 

Intervention du courant Front Unique au BDFN FSU du 7 Novembre :

POUR LE FRONT UNIQUE DES ORGANISATIONS OUVRIERES CONTRE LA MARCHE A L’ETAT POLICIER

POUR LE RETRAIT DU PROJET DE LOI PROCHAINEMENT SOUMIS A L’ASSEMBLEE INSTAURANT LA SELECTION EN MASTER

Le gouvernement Hollande-Valls-Baylet accentue la répression policière et judiciaire contre les travailleurs en lutte, les militants syndicaux et les jeunes, surtout s’ils ont le tort d’être issus de l’immigration et de vivre dans des cités populaires. De l’assassinat de Rémi Fraisse, il y a deux ans, à celui d’Adama Traoré cet été, des innombrables violences policières accompagnés de tant de mutilations de manifestants, c’est le gouvernement qui est à l’initiative et assure l’impunité à ses forces de répression.

Avec l’instauration de l’état d’urgence devenu permanent, la multitude de lois et décrets qui restreignent les libertés démocratiques et organisent un flicage généralisé, qui pourrait encore nier que la marche à l’état policier est en œuvre ?

On a vu comment le droit de se réunir, de manifester était bafoué par l’État en de nombreuses occasions. On voit aujourd’hui des policiers hors la loi manifester sans être inquiétés. Leur « revendication » principale, c’est l’octroi pour eux d’un droit à tuer en toute impunité. S’ils en bénéficient déjà dans les faits, ils exigent que cette impunité soit désormais garantie par la loi. Et le gouvernement s’est montré ouvert à une modification de la définition de légitime défense pour les policiers.

Dans une tribune parue sur le site Mediapart, une soixantaine de personnalités dont des universitaires et des responsables syndicaux considèrent que « les organisations syndicales, de salariés, d’étudiants et les associations des quartiers populaires devraient construire un large front contre cette politique martiale. Et pour défendre fermement, contre cet Etat de plus en plus policier, les droits démocratiques de s’exprimer, de manifester, de se réunir, de circuler et de s’installer librement. »

Il revient à notre fédération de participer activement à la constitution d’un tel front pour s’opposer à la marche à l’État policier. Je propose une motion en ce sens.

Le BDFN de la FSU, réuni le 7 novembre, propose aux directions des organisations ouvrières et démocratiques la constitution d’un front uni :

- pour la défense des libertés démocratiques (d’expression, de déplacement, de réunion, de manifestation…) et pour en finir avec les lois qui les remettent en cause

- contre les répressions policières et judiciaires contre les travailleurs, les militants syndicaux et les jeunes

- pour la levée immédiate de l’état d’urgence et contre la marche à l’État policier

Pour : 1 / contre : 12 / abstentions : 4 / refus de vote : 10

Etant donné que le CTM [Comité technique ministériel] devant traiter du projet de réforme de l’évaluation des enseignants a été reporté à début décembre, nous reviendrons donc largement au CDFN [Conseil national de la FSU] de novembre sur la nécessité d’exiger le retrait pur et simple de ce projet.

Je terminerai par le projet de loi instaurant la sélection à la fin de la licence. Ce projet reprend pour l’essentiel le contenu d’un accord passé par le gouvernement et la très réactionnaire CPU [Conférence des présidents d’Université] contre les étudiants avec la complicité active de la direction du SNESup et de celle de l’UNEF. Ce projet de loi examiné au Sénat a été adopté le 26 octobre à l’unanimité des suffrages exprimés. Le journal  Le Monde a commenté : « Union sacrée autour de la sélection en master. » Il faut noter la « courageuse » abstention des sénateurs du PCF. Ce projet de loi autorise non seulement la sélection à l’entrée du master mais aussi une sélection en M2 si cette sélection n’aura pas été opérée à l’entrée en M1. Tous les arguments avancés par le gouvernement sur le droit garanti à la poursuite des études ne servent qu’à tenter de masquer l’objectif réel de ce projet de loi : empêcher une part de plus en plus importante des étudiants détenteurs d’une licence de s’inscrire dans le master de leur choix. Faire entrer dans la loi cette barrière à la poursuite des études universitaires, c’est créer un précédent, une étape vers la sélection dès l’entrée de l’université par la remise en cause du baccalauréat comme 1er grade universitaire.

La portée du concours apporté par les directions du SNESup et de l’UNEF à cette régression historique explique leur discrétion. On peut parler d’une conspiration du silence. Notre courant est intervenu au CDFN de septembre sur cette question et a déposé une motion qui a obtenu un nombre de voix significatif. La phrase suivante avait été rajoutée au texte Action : « Par ailleurs, la FSU réaffirme que chaque diplômé de licence doit pouvoir poursuivre des études en cycle master, sans sélection à l’entrée et sans mobilité contrainte. »

Si cette formulation était sincère, cela devrait nous faire adopter sans difficultés la motion suivante :

Le BDFN de la FSU, réuni le 7 novembre, exige le retrait du projet de loi qui instaure la sélection en master.

Pour : 3 / contre : 13 / abstention : 3 / refus de vote : 9

[Sur cette question, la secrétaire générale a indiqué qu’il n’était pas possible de remettre en cause la position d’un syndicat national – le SNESup – d’autant plus que les « garanties » données par le gouvernement aux étudiants semblaient bonnes…]


 

Conseil national de la FSU des 20 et 21 septembre 2016

Intervention du courant Front Unique dans le débat général

La promulgation de la loi travail est une lourde défaite pour les travailleurs.

Les patrons auront plus de facilité pour licencier, augmenter le temps de travail, diminuer les salaires, réduire le taux des heures supplémentaires. Et l’instauration du référendum est une arme contre les syndicats dans les entreprises.

Simultanément pour les cheminots, la liquidation de ce qui était au cœur de leur statut, et pour les enseignants, l’application de la contre-réforme du collège.

Il faut ajouter la marche accélérée à l’État policier. La violence policière notamment contre la jeunesse qui a atteint un niveau inégalé. Le droit de manifester bafoué. Avec en particulier, le défilé du 23 juin autour du bassin de l’Arsenal avec filtrage et fouille systématique des manifestants.

Les poursuites contre les militants ouvriers se multiplient. Le gouvernement a imposé le licenciement d’un délégué CGT d’Air France en passant outre l’avis de l’Inspection du travail.

2 dockers du Havre ont été interpellés fin août provoquant une grève immédiate pour leur libération. Ils seront jugés le 25 novembre. Dans ce contexte le jugement en appel des militants de Goodyear condamnés en première instance à 9 mois ferme est lourd de menaces. Nous y reviendrons demain.

Après la promulgation de la loi travail, les dirigeants syndicaux prétendent mener des batailles juridiques. Ils cherchent surtout à masquer leur responsabilité dans cette défaite. Ils ont refusé d’affronter réellement le gouvernement, en particulier en refusant d’appeler à une manifestation centrale à l’Assemblée au moment où le projet de loi y était présenté. Ils n’ont pas combattu la violence policière et ont accepté les conditions d’organisation scélérates de la manifestation du 23 juin.

En cette rentrée, le gouvernement redouble ses coups.

Dans la santé, en application de la loi Touraine, il veut accélérer les regroupements d’établissements avec suppression de services entraînant une mobilité fonctionnelle et géographique des agents. On comprend pourquoi Valls voulait à tout prix mettre en place PPCR dont l’un des aspects est justement l’imposition de cette mobilité.

A l’Université, le gouvernement veut instaurer la sélection en fin de licence. Ce serait l’attaque la plus grave contre le droit aux études depuis le projet Devaquet, il y a 30 ans.

Déjà un décret publié en mai a autorisé 40% des masters à instaurer une sélection entre la 1ère et la 2ème année. Aujourd’hui le gouvernement s’appuyant sur la CPU veut instaurer cette sélection avant la 1ère année de master. Contre la sélection à l’Université, notre fédération doit refuser toute discussion sur le projet de loi et en exiger le retrait, ainsi que l’abrogation du décret de mai dernier.

Au prétexte des attentats, le gouvernement renforce la marche à l’État policier, se déchaîne contre les migrants, et soutient la croisade raciste menée par le Front national et LR, comme on l’a vu cet été avec les arrêtés anti-burkini.

Et que dire de l’institution de réserves communales qui sont la légitimation des milices dont le maire de Béziers a été un précurseur.

Notre fédération doit exiger l’arrêt des interventions militaires de la France en particulier en Syrie et en Irak qui dans l’indifférence générale font des milliers de victimes civiles.

Contre les restrictions aux libertés démocratiques, contre la marche à l’Etat policier, elle doit exiger la levée immédiate de l’état d’urgence.

Dans l’enseignement public, après les rythmes, la liquidation de décrets de 1950 et la réforme du collège, le gouvernement est bien décidé à poursuit ses coups de butoir contre les enseignants.

En application de PPCR dont un des objectifs est d’en finir avec les règles statutaires et les commissions paritaires, le gouvernement lance sa contre-réforme de l’évaluation. Suppression des barèmes, ce seraient désormais les recteurs et les Dasen et eux seuls qui choisiraient les promus lors des rendez-vous de carrière parmi les présélectionnés. Ce n’est plus l’exercice de l’enseignement qui serait évalué mais tout ce qui est périphérique. Seraient récompensés ceux qui promeuvent les réformes gouvernementales. Et seraient bloqués, tous les autres. C’est un programme de division et de mise au pas des enseignants.

Alors une seule réponse à cette attaque majeure, notre fédération, et tous ses syndicats concernés doivent refuser toute concertation sur cette réforme et en exiger le retrait pur et simple.

Présentation de la motion « retrait de la réforme de l’évaluation des enseignants »

Aujourd’hui les enseignants de collège sont confrontés à la mise en place de la réforme qui entraîne un affaiblissement des contenus disciplinaires et une désorganisation des enseignements ainsi qu’une multiplication des réunions et un accroissement de la charge de travail. Et la réforme de leurs statuts, le décret de 2014, les empêche de s’y opposer.

Pour compléter le dispositif et en application de PPCR, le gouvernement a préparé une réforme de l’évaluation. Et pour la faire passer, il prétend revaloriser la carrière des enseignants mais les mesures sont limitées et étalées dans le temps, 2 des 3 étapes étant remises à janvier 2018 et janvier 2019, c’est-à-dire après les élections. Le Monde constate que « les salaires après 15 ans de carrière resteraient en-dessous de la moyenne de l’OCDE. » Et il s’agit d’une comparaison, fournie par le ministère, des salaires français en 2020 avec ceux de l’OCDE en 2013 !

Le projet de réforme de l’évaluation inspirée du secteur privé, prévoit 11 critères d’évaluation dont seul, le premier, porte sur le cœur du métier, les contenus disciplinaires et leur didactique. Les autres visent à favoriser le formatage idéologique des enseignants et leur soumission à la réforme et aux injonctions ministérielles, académiques, rectorales. Il est aussi prévu une auto-évaluation sur les mêmes critères, à présenter périodiquement à la hiérarchie, l’enseignant VRP de sa bonne application des réformes… Ainsi, sur ces critères l’enseignant serait essentiellement évalué par le chef d’établissement et qui peut douter que le gouvernement n’en profiterait pas pour doter les directeurs d’école d’un statut de chef d’établissement.

De plus seuls 30% des enseignants seraient concernés par une accélération de carrière à chaque rendez-vous de carrière, « ceux qui s’engagent le plus ». Ils seraient désignés par le seul Dasen ou recteur qui leur attribuerait la mention « exceptionnel »  en dehors de toute grille de référence ou barème, ce qui réduit le recours devant les CAP et menace à terme leur existence.

C’est pourquoi, le courant Front Unique propose la motion suivante :

Pour le retrait du projet de réforme de l’évaluation des enseignants

Constatant que le projet de réforme de l’évaluation des enseignants

- est un instrument pour les soumettre au pouvoir des chefs d’établissement substituant à l’appréciation de la qualité de l’enseignement disciplinaire celle de la bonne application des contre-réformes gouvernementales,

- qu’il poursuit la destruction des statuts des enseignants par la suppression des barèmes et la remise en cause des CAP,

le CDFN de la FSU demande que la fédération :

- prenne immédiatement position pour le retrait du projet de réforme de l’évaluation,

- se retire sans délai des groupes de travail visant à son élaboration définitive,

et qu’elle s’adresse aux autres organisations syndicales concernées pour qu’elles reprennent cette position.

11 pour ; 59 contre ; 0 abstention ; 49 refus de vote

Présentation de la motion « retrait de la réforme de sélection à l’Université »

Si j’ai bien compris ce qu’a dit Bernadette Groison dans son rapport, une phrase doit être rajoutée dans le texte action pour affirmer l’opposition de la FSU à toute sélection à l’entrée du Master ou entre la première année et la deuxième. Si tel est le cas nous nous en félicitons.

La motion que présente front unique tire les conséquence de ce qu’implique la défense de cette position :

Le gouvernement prépare un projet de réforme des masters déjà bien avancé qu’il compte faire adopter en novembre. L’objectif est d’instaurer la sélection à l’entrée du M1.

Déjà en début d’année un décret a permis aux universités de pratiquer la sélection dans 40 % des masters à l’entrée en M2.

Hier, Th. Mandon énonçait clairement cet objectif en déclarant : « pour moi le mot de sélection n’est pas un gros mot ».

N. Vallaud-Belkacem, plus prudente, craignant peut être les réactions de la jeunesse étudiante, préfère utiliser le terme de « recrutement » en M1 sur la base de la « motivation, du niveau pédagogique et des projets des étudiants ».

Comme le note le monde : « la différence de vocabulaire avec Mandon n’apparaît que sémantique : la ministre de l’éducation nationale met derrière le terme « recrutement » les attributs habituels de la sélection que réclament les présidents d’universités. »

Pour permettre d’associer à l’élaboration de son projet les organisations étudiantes et syndicale Najat Vallaud-Belkacem assortit la sélection à un soit-disant droit des étudiants à la poursuite d’études en master.

Ceci a permis à la direction de l’UNEF de justifier ainsi sa participation à la concertation.

Les étudiants refusés dans le master de leur choix s’en verraient donc proposer un qu’ils ne souhaitent pas et pour une part d’entre eux dans une autre université.

La ministre peut maintenant déclarer :

« Il y a aujourd’hui une concertation assez unique et inédite pour réformer le Master d’ici à la rentrée 2017. Tous les acteurs sont autour de la table, universités et organisations étudiantes », affirme la ministre. Selon elle, « la concertation en cours » avec « l’ensemble de la communauté universitaire » devrait permettre « d’installer la réforme » pour la rentrée 2017.

Il semble que la ministre ne mente pas, tous les acteurs sont présents :

Hier soir nous avons pu trouver sur la liste de diffusion du CDFN une motion apparemment présentée par la FSU, l’UNEF et le SGEN et adoptée au CNESER.

Ce texte s’intitule :

« Pour les titulaires d'une licence, la poursuite des études en Master est un droit. »

De quel droit s’agit-il ? Du droit des étudiants à s’inscrire dans le master de leur choix ?

En aucun cas, plus loin dans la motion on peut lire qu’il ne s’agit que d’un droit à la poursuite d’études et seule la sélection entre M1 et M2 est exclue.

C’est mot pour mot le discours ministériel. Le texte se conclut d’ailleurs par une demande d’élargir l’offre des masters pour éviter la mobilité forcée dans le cadre du recrutement/sélection prôné par la ministre.

Les tenants de la sélection, en la personne du président de la CPU, se félicite d’ailleurs des résultats de la concertation et vient de déclarer : «Nous ne sommes pas loin d'aboutir à une position commune »

La FSU ne peut soutenir ce projet de réforme qui représente la plus importante tentative d’introduire la sélection à l’université depuis Devaquet.

Front Unique présente une motion pour que le CDFN se prononce pour le rejet sans ambiguïté de ces projets, pour le retrait de cette réforme et réaffirme le droit des étudiants à poursuivre leurs études dans le master de leur choix, sans sélection à l’entrée du M1 ni entre M1 et M2.

Qu’elle rompe la concertation en cours en invitant les autres organisations, en particulier l’UNEF à faire de même.

Pour le retrait du projet de loi instaurant la sélection à l’entrée en master

Le projet de loi, dit de réforme du master, du gouvernement a pour objectif d’instaurer la sélection à l’entrée en master. Il fait suite au décret de mai 2016 qui permet aux universités de pratiquer cette sélection entre le M1 et le M2 pour 40 % des masters.

Le droit à la poursuite des études pour les étudiants titulaires d’une licence, affiché par la ministre, n’est qu’un leurre. Beaucoup d’entre eux se verraient refuser le master de leur choix.

Le CDFN de la FSU se prononce :

- pour la garantie du droit aux études, contre toute sélection à l’entrée du master,

- pour le retrait du projet de loi de réforme du master et contre toute concertation visant à son élaboration,

- pour l’abrogation du décret instaurant la sélection à l’entrée du M2.

21 pour ; 60 contre ; 1 abstention ; 37 refus de vote

Présentation motion « pour la relaxe de salariés de Goodyear »

Au lendemain de l’attentat de Nice, le parlement a voté la 4ème prolongation de l’état d’urgence, cette fois pour 6 mois, assortie d’une vingtaine de nouvelles mesures liberticides.

S’appuyant sur l’émoi provoqué par les attentats, la marche vers l’État policier s’accélère encore.

La violence policière atteint des sommets. Le bilan des manifestations contre la loi El Khomri s’élève à plus de 2000 arrestations, près de 200 comparutions immédiates, des dizaines de peines d’emprisonnement et plus de 100 blessés graves dont le camarade de Solidaires, il y a quelques jours.

Les blessures infligées aux manifestants, comme la mort de Rémi Fraisse en 2014, n’ont rien d’accidentelles. La violence policière est délibérée et orchestrée par le Gouvernement.

Ces lois sécuritaires visent avant tout à museler la jeunesse et la classe ouvrière.

Les poursuites contre les militants ouvriers se sont multipliées et ont le même objectif d’intimidation. Le gouvernement vient d’imposer le licenciement du délégué CGT d’Air France contre l’avis de l’inspection du travail. Le procès des 16 salariés d’Air France se tient la semaine prochaine à Bobigny. Deux militants dockers ont été interpellés au Havre et seront jugés le 25 novembre.

Le pouvoir, au service de la bourgeoisie, veut faire des exemples et démontrer que la répression la plus féroce sera appliquée systématiquement à ceux qui s’opposent aux plans de régression sociale.

Dans ce contexte, le jugement en appel des 8 militants de Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme en première instance contient les plus graves menaces .

Il faut tout faire pour que les peines de prison ferme prononcées en première instance ne soient pas confirmées et que les 8 de Goodyear soient purement et simplement relaxés.

En conséquence, le CDFN de la FSU appelle à un rassemblement national lors de leur procès en appel le 19 octobre à Amiens et s’adresse aux autres organisations syndicales pour organiser ensemble la montée en masse militante à Amiens.

Certes, la version amendée du texte d’action va plus loin qu’une simple dénonciation. La FSU participera aux journées de soutien organisées lors des procès des camarades d’Air France et de Goodyear. Mais à mon sens, une simple délégation FSU ne suffit pas, il faut que la FSU s’organise réellement pour y envoyer toutes ses forces militantes disponibles.

Pour la relaxe des 8 salariés de Goodyear

Dans le contexte actuel d’état d’urgence marqué par la répression policière et sociale, le jugement en appel des 8 militants de Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme en première instance contient les plus graves menaces.

Il faut tout faire pour que les peines de prison ferme prononcées en première instance ne soient pas confirmées et que les 8 de Goodyear soient purement et simplement relaxés.

En conséquence, le CDFN de la FSU appelle à un rassemblement national lors de leur procès en appel le 19 octobre à Amiens et s’adresse aux autres organisations syndicales pour préparer ensemble la montée en masse militante à Amiens.

33 pour ; 49 contre ; 4 abstention ; 33 refus de vote

 


 

 

CA académique du Snes Clermont – 9 juin 2016

Intervention sur l'application de l'accord PPCR à l'éducation nationale

Le gouvernement vient d’annoncer une augmentation par l’intermédiaire de la refonte de la grille de carrière. On a du mal à croire à un cadeau quand on connait sa politique. Les collègues demandent : « où est le loup ? »

Tout d’abord, il faut remarquer que la majeure partie des augmentations sont renvoyées à après les élections de 2017. Donc elles sont purement virtuelles, susceptibles d’être annulées par le prochain gouvernement.

Et puis, cette refonte est l’application de l’accord PPCR à l’éducation nationale.

On le sait, l’accord PPCR veut mettre en place dans toute la fonction publique l’individualisation des carrières, en lieu et place de la rémunération et de la progression statutaire. Il entend mettre en place l’avancement au mérite, le salaire en fonction du poste occupé et non du statut.

En réalité, c’est pareil ici.  le gouvernement entend bouleverser le système d’évaluation et de progression des enseignants pour le déconnecter du statut.

La ministre indique vouloir « mettre en place une véritable politique de développement des compétences et de gestion des ressources humaines ». Il s’agit bien de la tentative d’instituer une gestion managériale dans l’éducation nationale.

Car enfin : création d’une classe exceptionnelle. Selon le site ministériel : « qui constitue un levier RH supplémentaire au service d’une politique promouvant le parcours et l’engagement professionnel des personnels (…) Elle est réservée aux enseignants qui, à partir du 3e échelon de la hors-classe, auront exercé en éducation prioritaire ou occupé des missions ou responsabilités particulières (…) Elle sera également accessible (à hauteur de 20 % des promotions) aux autres enseignants, situés au dernier échelon de la hors-classe, pour tenir compte de parcours professionnels remarquables. » Quelle merveilleuse façon de dire clairement qu’il s’agit d’avancement au mérite.

Ensuite : 4 rendez-vous de carrière avec l’inspecteur, qui peuvent donner des « coups de pouce ». Entretemps, qui évaluera les enseignants ? Le ministère n’indique aucune piste, mais on ne peut que penser au projet d’évaluation de Sarkozy de 2011, qui prévoyait l’évaluation par les chefs d’établissement. La profession s’était levée massivement contre ce projet. La direction du Snes avait dû en demander le retrait, et boycotter un certain nombre de réunion de concertation sur ce sujet. Cela avait grandement aidé à obtenir le retrait de cette mesure lors de l’élection de Hollande.

Aujourd'hui le gouvernement avance à couvert de peur que la profession ne se soulève de nouveau. Il invite bien sûr à un groupe de travail sur « la réforme de l’évaluation et la reconnaissance du parcours et de l’engagement professionnels des personnels enseignants. »

Et nous, nous n’avons à rentrer dans aucune négociation sur l’évaluation en échange d’une augmentation : notre pouvoir d’achat a pris un retard énorme ces dernières années : nus devons donc  exiger une augmentation du point d’indice sans aucune contrepartie. Nous devons ne pas nous rendre à cette concertation qui cache une attaque supplémentaire contre nos statuts.

CA académique du Snes Clermont – 9 juin 2016

Motion Front Unique – PPCR

Le gouvernement vient d’annoncer à grand bruit une augmentation de salaire des enseignants, conditionnée par l’ouverture de négociations sur une réforme de l’évaluation et la refonte de la grille de progression de carrière.

Il s’agit de l’application de l’accord PPCR pour les personnels de l’éducation  nationale. Ce projet s’appuie sur la réforme des statuts des enseignants de 2014.

Ce projet est une remise en cause de l’évaluation par les inspecteurs : ceux-ci n’interviendraient plus que 4 fois dans la carrière. Cela ne peut que mener à donner plus de pouvoir aux chefs d’établissement.

C’est l’introduction de l’avancement au mérite, par la mise en place des « coups de pouce » de carrière, et la création d’une classe exceptionnelle pour les enseignants ayant exercé des fonctions particulières ou aux parcours « remarquables ».

La CA se prononce pour :

L’augmentation immédiate du point d’indice, afin de rattraper les pertes de pouvoir d’achat de ces dernières années, et ce sans aucune contrepartie.

Que la direction de notre syndicat refuse de se rendre à ce groupe de travail.

Qu’elle exige du gouvernement le retrait de son projet.

2 pour, 18 contre


 

 

 

 

 

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