Intervention des militants FRONT UNIQUE dans les instances de la FSU

Compte-rendu de mandat

CA ACADEMIQUE DU SNES DE CLERMONT-FERRAND, 9 septembre 2019

CDFN de la FSU des 20 et 21 mars 2019

Conseil national de la FSU – 22 et 23 janvier 2019
 



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COMPTE RENDU DE LINTERVENTION DES ELUS FRONT UNIQUE A LA CA ACADEMIQUE DU SNES DE CLERMONT-FERRAND

 

La CA du Snes de rentrée sest réunie le 9 septembre dernier dans une situation marquée par une accentuation de loffensive gouvernementale contre les acquis ouvriers, au premier rang desquels se trouvent les retraites.

Les élus Front unique avaient choisi de placer au centre de leur intervention la contre réforme des retraites, pour laquelle rien est encore joué aujourdhui. Elle a en effet occupé une grande place dans la discussion.

Le gouvernement avance rapidement : il a engrangé depuis deux années des victoires de première importance dont les dernières en date, et non des moindres, sont la réforme du lycée, celle de lAssurance chômage ou encore la loi dite de transformation de la Fonction publique.

Lune des armes maîtresses du gouvernement est constituée par le dialogue social, associant à chaque étape de ses projets, les directions des organisations syndicales à sa politique.

La question se pose donc : comment parvenir à faire reculer le gouvernement sur son projet de contre réforme des retraites ?

Le projet a déjà été discuté pendant 18 mois sous la houlette de Delevoye. Mediapart évoque en ces termes les négociations le 4 septembre : « les syndicats ont empilés des centaines dheures de réunion avec le haut-commissariat à la réforme pendant plus dun an ».

La réforme du lycée ou celle de la Fonction publique avaient elles aussi fait lobjet de concertations préalables. On peut mesurer aujourdhui le résultat de la participation des directions syndicales, Snes FSU compris, au réunion avec le gouvernement.

Sil sagit de continuer ainsi, on peut dores et déjà apercevoir quel sera le résultat.

A linverse les élus FU ont combattu pour que la CA prenne une position ferme sur le retrait du rapport Delevoye devant servir de base à la contre réforme des retraites (voir la motion ci-dessous).

Ils ont aussi combattu pour que la CA se prononce clairement pour la rupture des négociations avec le gouvernement sur la prétendue revalorisation salariales. Ces discussions devant en effet se tenir dans le cadre même de la contre réforme des retraites. La direction de la FSU a répondu favorablement à la demande du ministre. Y participer, cest déjà avaliser la réforme à venir !

A cela, la direction académique (qui na pas dit un mot des concertations dans son rapport introductif) a répondu que « la FSU à elle seule ne pouvait rien faire, quil fallait lunité avec les autres organisations syndicales », que son rôle était de « porter les revendications des collègues auprès du gouvernement ». Elle a aussi appelé à rejeter la motion

 De quelles revendications peut-il sagit si ce nest dexiger le retrait du projet gouvernemental !?

 Certes, la question des retraites nest pas une question touchant les seuls enseignants, ni même les seuls fonctionnaires, mais la classe ouvrière dans son ensemble. Cela renvoie donc, avec une plus forte évidence, à la nécessité de réaliser un front unique des organisations syndicales sur le mot dordre du retrait !

 

Les élus du courant FU ont aussi proposé aux voix deux autres motions.

 

Lune portait sur la contre réforme du lycée et son application à travers lexistence du « comité de suivi de la réforme » mis en place par le gouvernement. Celui-ci na dautre but que dassocier les directions syndicales et ici la direction du Snes y occupe une place décisive- à la mise en place de sa réforme. Blanquer ayant explicitement indiqué quil sagissait de discuter des modalités de mise en œuvre.

Comment comprendre que la direction du syndicat, prétendant toujours « sopposer » à la réforme, accompagne sa mise en œuvre ? Une élue UA sest dailleurs interrogée sur cette question.

La direction  a répondu en expliquant que les informations étaient vagues aujourdhui sur le contenu du comité de suivi, mais que sil ne sagissait que « des modalités de mise en place, le Snes partirait sûrement mais quon devait porter nos revendications ». Elle a aussi appelé à rejeter la motion (voir ci-dessous).

 

Enfin, il est apparu important de combattre pour quaucun de nos collègues, en fin dannée, gréviste, ayant effectué une rétention de note, ou ayant refusé que des jurys anticipent le contrôle continu en donnant des notes absurdes aux candidats sans notes, ne soient sanctionnés par le gouvernement.

Dans un premier temps, la direction du Snes était réticente à accepter la formulation de non
préllèvement des jours de grève.
La discussion a néanmoins permis de trouver un accord a minima dans lequel la CA se prononce pour quaucune sanction, quelle quelle soit, ne soit prise à lencontre des collègues. Cette positon, adoptée à lunanimité est un exemple du combat que lon peut mener. Et ce combat n’était pas gagné davance.

 

 

Intervention générale :

 

Plus que jamais le gouvernement a besoin de la concertation pour avancer, il peut s’appuyer d’une part sur ce que cela lui a déjà permis de réaliser, loi Blanquer, loi sur la fonction publique s’attaquant au statut, application de la contre-réforme du lycée. Et bien entendu c’est le cas pour les retraites.

Après 18 mois de consultations, tout particulièrement des dirigeants des organisations syndicales, Delevoye a présenté en juillet son rapport. Il faut affirmer et réaffirmer ce que le rapport préconise, ce que le gouvernement annonce c’est une attaque d’ampleur inégalée sur les retraites de l’ensemble des salariés, mais aussi sur les pensions de retraités. Cela représente à la fois une baisse des pensions, massive, mais aussi un temps de travail allongé. C’est aussi la destruction des régimes spéciaux et du code des pensions au motif d’égalité. Cette réforme concerne tout le monde.

Toutefois, pour certaines catégories, il y a cumul des pertes parmi lesquels il y a les enseignants. La « compensation » proposée aux fonctionnaires c’est l’intégration des primes dans le calcul (au passage on assoit les cotisations sur les primes du coup…), mais les enseignants c’est la catégorie qui a le moins de prime… L’âge pivot cela donne la réalité de l’âge auquel on peut partir à la retraite, mais il serait question d’une durée de cotisation, s’il s’agit d’augmenter encore la durée de cotisation, vu l’âge des débuts de carrière pour les enseignants, ce serait la retraite à 67, 68, 70 ans ?

Comment le gouvernement compte-t-il faire passer cette réforme, il vient de nommer Delevoye au gouvernement, pour son aptitude à avancer dans le cadre du dialogue social, en 18 mois de discussion sur ce terrain, aucune rupture, aucune porte qui claque. Martinez rappelle qu’il a toujours joué le jeu de la concertation. Mais cette méthode aussi profitable soit-elle, elle doit être mise en œuvre dans chaque secteur et potentiellement les plus exposés, c’est pour cette raison que le gouvernement a décidé d’ouvrir une concertation spécifique pour les enseignants, en parlant de revalorisation liée à la mise en œuvre des retraites. Une telle discussion est évidemment un piège, elle conduit à accepter la contre-réforme des retraites, contre une éventuelle, une très hypothétique « revalorisation », dont on mesure aux déclarations de Blanquer qu’elle n’est que de la poudre aux yeux, avec l’annonce des « 300 euros » d’augmentation…

Or la déclaration de la FSU du 5 septembre à cet égard est problématique, elle porte sur la fonction publique, elle annonce qu’elle s’associera aux discussions prévues pour préparer les décrets d’application de la loi, et en plus elle réclame elle-même les discussions salariales sur le terrain de la réforme des retraites : « La FSU a également rappelé son exigence de reprendre les discussions sur la question salariale. Les salaires de toutes et tous les agent-es doivent être, de manière urgente, revalorisés. Elle a demandé aussi une nouvelle fois, l’ouverture de discussions immédiates concernant la réforme des retraites et son impact dans la Fonction publique. »

La seule position qui peut être la nôtre, c’est de se prononcer pour le retrait de ce projet, de rompre toute discussion en conséquence, et de préparer la mobilisation de l’ensemble de la profession, dans le cadre d’ailleurs d’une unité qui sera nécessaire pour l’ensemble des travailleurs, mais sur ces mots d’ordres…

Sur les retraites comme sur les autres attaques, le gouvernement a besoin des organisations comme corps intermédiaires, comme moyens de désamorcer la colère sociale. C’est pourquoi, pour pouvoir mobiliser les collègues, pour pouvoir combattre et affronter le gouvernement, se laisser couler dans le moule lénifiant du dialogue, est en réalité un façon de lier les travailleurs à la contre-réforme. C’est la même chose pour les autres attaques :

Notre position de principe ne peut être que l’abrogation de la réforme du lycée, alors l’entrée dans un comité de suivi de la mise en œuvre de cette même réforme pose un problème de compatibilité et de logique élémentaire. D’autant que le 2 septembre à France Info, Blanquer a martelé que la fin des séries, le contrôle continu c’était acté, mais qu’on pouvait discuter sur les modalités. Rentrer dans le comité de suivi c’est chercher à discuter sur les modalités de la mise en œuvre de la réforme. On ne peut à la fois exiger l’abrogation d’une mesure et trouver sa meilleure application possible… Là encore, il ne peut être question que de rupture.

Tout comme la poursuite de la discussion sur les décrets d’application de la loi fonction publique, qui traduiront concrètement et de manière locale y compris la destruction du statut, des corps nationaux. Se dire pour la défense du statut ne peut qu’impliquer le refus de la discussion de sa mise en œuvre concrète.

Si le gouvernement s’appuie sur le dialogue social et la concertation avec les directions syndicales, cela ne l’empêche aucunement de manier la répression comme jamais. On ne compte plus les blessés, les arrestations, mises en examens. C’est le rapport de l’IGPN qui couvre l’action de la police lors de l’attaque des fêtards ayant provoqué la mort de Steve Maia Caniço. Pour les enseignants il s’agit de la répression des grévistes et des enseignants qui ont retenu les copies de bac, dès le mois de juillet Blanquer annonçait le prélèvement de 15 jours de salaires, il le confirmait sur France Info le 2 septembre, en parlant d’un étalement sur trois mois des prélèvements. Notre position ne peut être comme organisation syndicale, que l’exigence de la levée de cette sanction, et de ce prélèvement de salaire abusif.

Motions présentées et résultats des votes

Motion Front unique, comité de suivi

La Ca académique du Snes de Clermont, du 12/09, se prononce pour l’abrogation de la réforme du lycée.

En conséquence, elle se prononce pour la non-participation au « comité de suivi » de la réforme du lycée, dont Blanquer lui-même a indiqué le 02/0 sur France Info, qu’il ne s’agissait que de négocier les modalités de la mise en application de la réforme.

P: 3   C: 17   A: 0  NPPV: 1

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Motion FU : pas de sanction

 

Blanquer a annoncé le 2-9-19, jour de la rentrée, qu’il mettrait bien ses menaces à exécution à l’encontre des enseignants ayant pratiqué la rétention des notes lors de la dernière session du bac.

Il a donc affirmé qu’un retrait sur salaire pouvant aller jusqu’à 15 jours serait appliqué aux enseignants concernés.

 

Quelle que soit notre appréciation portée sur ce mode d’action, la plus totale solidarité doit être mise en œuvre face à la répression orchestrée par Blanquer

 

La CA du SNES de clermont-ferrand, solidaire de ces collègues, portera le mandat au CN du SNES pour qu’il exige du gouvernement qu’aucune sanction, quelle qu’elle soit ne soit appliquée à ces collègues.

 

Votée à l’unanimité des 21 présents

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Motion Front Unique, contre-réforme des retraites CA du 9 9 2019

Le projet de contre-réforme des retraites constitue le cœur de l’offensive contenue dans l’acte II du gouvernement Macron Philippe. Il s’appuie sur le rapport Delevoye (celui-ci est devenu aujourd’hui Haut-Commissaire sur cette question) rendu le 18 juillet dernier, après des mois et des mois de concertations.

Ce que contiendra le projet est très clair :

-        aucune garantie de revenu pour les retraités.

-        valeur du point variable.

-        liquidation du code des pensions.

Le prétendu recul de Macron sur l'âge pivot et son remplacement par le nombre d'annuités est pire pour les enseignants : aucun enseignant ne partira avant 67 voire 68 ans !

C’est dans ce cadre que la direction de la FSU, à laquelle la direction du Snes est partie prenante, répond favorablement à la prétendue discussion sur la "revalorisation salariale", explicitement située par Blanquer "dans le cadre de la réforme des retraites". L’US du 28 aout indique p. 7 : « le SNES s’opposera, avec la FSU, à toute tentative d’abandon du code des pensions, élément du statut et à toute individualisation de la retraite ».

Préparer l’affrontement avec le gouvernement pour imposer le retrait de son projet n’est pas compatible avec des prétendues discussions qui visent à entériner par avance la contre-réforme des retraites. En conséquence, la CA académique du Snes de Clermont-Ferrand se prononce pour le retrait sans condition du projet Macron Philippe Delevoye de contre-réforme des retraites.

Elle s’adresse à la direction du Snes et de la FSU pour qu’elles reprennent cette position et rompent immédiatement les discussions sur la prétendue revalorisation salariale.

P: 3    C: 16     A : 1    NPPV: 1


Au CDFN de la FSU des 20 et 21 mars 2019, le courant FU est intervenu :

Pour empêcher le vote des lois Blanquer et Fonction publique,

la FSU doit convoquer, en commun avec les autres organisations syndicales,

une immense manifestation centrale des fonctionnaires à l’Assemblée Nationale, au moment de l’examen de ces projets de lois

Introduction : Les enseignants et l’ensemble des fonctionnaires sont confrontés à des assauts d’une violence inédite contre leurs statuts, leurs droits et garanties. Le gouvernement Macron-Philippe veut anéantir tout ce qui unit les personnels pour mieux briser leur capacité collective de résistance. L’autoritarisme renforcé et les menaces de sanctions en toutes circonstances, la volonté de caporaliser les enseignants et en particulier ceux des écoles a poussé beaucoup d’entre eux à se mobiliser en particulier lors de la grève du 19 mars. Les dirigeants syndicaux reconnaissent la nature de ce que veut réaliser le gouvernement contre les fonctionnaires et certains se prononcent parfois formellement pour le retrait des projets Blanquer et fonction publique. Ils évoquent la démolition et la destruction de la fonction publique. Mais pour autant, ils se refusent à engager le réel combat centralisé contre le gouvernement. Dans le texte action adopté par le Conseil national de la FSU le 21 mars, il est écrit : « Le projet de loi dit de transformation de la fonction publique porterait un coup destructeur à la Fonction publique s’il devait être voté par le parlement. » Alors la question qui en découle devrait être : « Comment empêcher ce vote ? » Qui peut croire que face à une attaque d’une telle portée, il serait possible d’obtenir gain de cause en éparpillant les forces, en dilapidant les énergies, en les décentralisant dans des semaines d’actions avec des temps « forts », dans des initiatives « locales » et en multipliant les journées d’action dont les personnels savent parfaitement qu’elles n’ont jamais conduit à la moindre victoire.

Au contraire, pour gagner, il n’est qu’un moyen, c’est de rassembler, de concentrer la force numérique, sociale et politique des fonctionnaires et des enseignants. Puisque c’est à l’Assemblée nationale que le gouvernement veut faire voter ses lois, c’est bien là qu’il faut appeler à une immense manifestation centrale pour empêcher ce vote et faire reculer le gouvernement.

C’est sur cette orientation et dans cette perspective que les militants du courant front Unique interviennent dans les assemblées de personnels et dans les instances syndicales.

Intervention du courant Front Unique dans le débat général (20 mars 2019)

Des millions de travailleurs et de jeunes déferlent contre Bouteflika et son régime. Ils associent dans leur haine Bouteflika et Macron. Et pour cause : ce dernier a commencé à soutenir les élections du 18 avril. Puis il a soutenu la décision de Bouteflika de prolonger son quatrième mandat. Est-il acceptable que les organisations syndicales nationales, à ce jour, n’aient pas levé le petit doigt en soutien aux travailleurs et à la jeunesse algérienne ? Certainement pas. C’est pourquoi il est urgent que notre fédération prenne l’initiative de proposer à l’ensemble des organisations la convocation d’une manifestation à l’ambassade (ou devant les consulats) pour dire : Bas les pattes devant les travailleurs et la jeunesse algérienne ! Soutien à leur revendication visant à chasser Bouteflika ! Non à la répression ! Macron complice de Bouteflika !

Le 5 février, le même Macron avec son gouvernement ont fait adopter le projet de loi de restriction des libertés démocratiques. Mais déjà, profitant de nouvelles circonstances, le gouvernement a décidé d’amplifier cette loi liberticide par des mesures donnant toute latitude aux préfets pour interdire des manifestations. Et tout cela au nom de la lutte contre les violences alors que c’est justement le gouvernement et sa police qui, par l’utilisation systématique d’armes de guerre, ont provoqué de si nombreuses et terribles mutilations. C’est un fait : cette loi est passée sans qu’elle occasionne autre chose de la part des dirigeants syndicaux que des protestations purement platoniques.

Ce qui vient de se passer sur les retraites est éclairant. Depuis des mois, une concertation se tient sous la houlette de Delevoye sur la contre-réforme des retraites avec la participation de tous les dirigeants syndicaux. Le gouvernement ne peut que se réjouir puisque cette concertation en est à l’examen de la liquidation des régimes spéciaux. Avec cette participation ininterrompue, le gouvernement s’est assuré que les directions syndicales n’entendaient pas engager le fer. Et c’est ce qui donne à Buzyn l’audace de se prononcer pour le passage à 65 ans de l’âge légal, quitte à le démentir 24 heures après, pour le reprendre peut être un peu plus tard.

Il est plus que temps que les directions syndicales en premier lieu celle de notre fédération cessent de prêter leur concours à cette opération !

Il est plus que temps que notre fédération rompe sans délai la concertation, en invitant CGT et FO à faire de même !

La loi Blanquer adoptée en 1ère lecture à l’Assemblée organise la caporalisation des enseignants, leur remplacement par des AED sans diplôme et sous-payés, prépare la remise en cause des obligations de service et avec l’instruction obligatoire dès 3 ans, offre un cadeau royal au privé. Avant même l’application de sa loi, Blanquer a brandi les sanctions contre les enseignants qui refusent de marcher au pas en s’opposant aux évaluations ministérielles de leurs élèves. Blanquer s’en prend aussi aux enseignants des lycées qui tentent de résister à ses contre-réformes. Hier des enseignants ont été gazés devant le Rectorat de Toulouse.

La participation importante des enseignants du 1er degré à la grève d’hier montre leur rejet de cette loi dont ils perçoivent toutes les conséquences. Elle montre  que le problème n’est pas – comme on l’entend si souvent – que "les enseignants ne veulent pas se battre"

La loi Blanquer anticipe le projet de loi fonction publique qui prévoit la destruction des acquis statutaires, la liquidation du rôle des CAP et le recours généralisé au contrat. Avec l’introduction du management privé, les agents se retrouveront sous la coupe de petits chefs omnipotents. Ce projet de loi FP est un attentat contre les organisations syndicales et les délégués du personnel.

Ces annonces interviennent une année après le début des concertations dont dès le départ nous avons ici même constamment demandé l’arrêt. On ne peut que constater que le gouvernement, prenant appui sur 12 mois de concertation a maintenu l’intégralité de ses objectifs initiaux. Aussi notre fédération doit sa participation aux concertations et aux instances que le gouvernement utilise pour faire avancer son projet de loi.

Face à cette offensive inédite, comment faire front ?

Comment faire pour obtenir le retrait du projet de loi FP, qui doit être présenté au conseil des ministres du 27 mars, et le retrait de la loi Blanquer ? Certainement pas en multipliant les journées d’action stériles !

Les fonctionnaires représentent une force sociale considérable qui peut renverser la situation. C’est à l’AN que ce projet réactionnaire doit être examiné. Alors la responsabilité de notre fédération et de toutes celles de la FP est de préparer une gigantesque manifestation nationale des fonctionnaires à l’AN pour empêcher le vote de ce projet destructeur. C’est ainsi que peut être préservé le statut des fonctionnaires et obtenu également le retrait de la loi Blanquer.

Intervention pour la manifestation centrale à l’Assemblée Nationale pour imposer le retrait des projets de loi Fonction Publique et Blanquer (21 mars 2019, présentation de motion)

Le projet de loi « Fonction publique » sera présenté en conseil des ministres mercredi 27 mars. Notre fédération a raison de le qualifier de « projet de destruction de la Fonction Publique ».

Ce texte vise toujours à supprimer les commissions paritaires, à supprimer le statut de fonctionnaire pour généraliser le recours au contrat, à rémunérer au "mérite" et à la "performance", à accompagner les agents vers la sortie de la Fonction Publique.

Après des mois de concertations, auxquelles la FSU a participé, nous pouvons constater ceci : par rapport au projet initial du gouvernement rien n’a changé ! Ce qui démontre la nécessité de cesser ces concertations qui n’apportent rien aux agents mais permettent au gouvernement d’avancer.

Les enseignants du 1er degré se sont fortement mobilisés le 19 mars car ils saisissent toute la portée de la loi Blanquer : devoir d’exemplarité, création des EPSF, gestion managériale. Et les sanctions du ministère contre les enseignants récalcitrants ont confirmé leurs inquiétudes.

C’est donc à une double attaque que sont confrontés les personnels de l’éducation nationale : la loi Fonction publique et la loi Blanquer qui l’anticipe. Toutes deux doivent être combattues simultanément.

C’est à juste titre que le projet de texte action dit : « Le projet de loi porterait un coup destructeur à la fonction publique s’il devait être voté par le gouvernement ».

Mais comment empêcher ce vote ?

Ce n’est certainement pas par des actions disloquées qui épuisent les agents, ni par des initiatives locales qui livrent les collègues à la répression.

Pour empêcher ce vote, la FSU, avec les autres fédérations, doit préparer, organiser dès à présent une manifestation centrale, unitaire et massive des fonctionnaires à l’Assemblée nationale au moment de l’examen de la loi Fonction Publique, bien évidement accompagné d’un appel à la grève.

C’est ainsi que peut être préservé le statut des fonctionnaires et obtenu également le retrait de la loi Blanquer.

Motion : Pour imposer le retrait des projets de loi FP et Blanquer,

Manifestation centrale à l’Assemblée Nationale

Le CDFN réuni le 21 mars constate que le gouvernement Macron-Philippe avec ses projets de loi Fonction publique et Blanquer veut porter des coups terribles contre les fonctionnaires et l’enseignement public.

- Le CDFN exige le retrait pur et simple du projet de loi Fonction publique et du projet de loi Blanquer qui en est une anticipation et demande que, dès à présent, la FSU cesse toute participation aux concertations en cours.

- Le CDFN demande que la direction de notre fédération s’adresse aux responsables des autres organisations syndicales pour organiser une manifestation centrale, unitaire et massive des fonctionnaires à l’Assemblée Nationale au moment de l’examen de la loi.

(11 pour / 55 contre / 2 abstentions / 25 refus de vote)

Intervention pour la solidarité avec la jeunesse et les travailleurs algériens

(21 mars 2019, présentation de motion)

Le 22 février, spontanément, les travailleurs algériens, la jeunesse du pays, se sont levés contre le régime sur les mots d’ordre « Non au cinquième mandat ! Dehors Bouteflika ! Pouvoir assassin ! » Non à la mascarade électorale du 18 avril !

Le 15 mars dernier, la mobilisation était historique : par millions, à Alger et dans tout le pays, les travailleurs algériens ont réaffirmé leurs exigences : « Non au 4ème mandat et demi ! Bouteflika et le système : dégage ! », refusant de tomber dans le piège de la prolongation du régime.

Dans le même temps, les travailleurs algériens ont engagé le combat pour se réapproprier leurs organisations syndicales, notamment l’UGTA dans laquelle le dirigeant Sidi Saïd apporte un soutien sans fard au régime corrompu.

Ce régime aux abois a néanmoins commencé de réprimer : plusieurs milliers de manifestants ont été gazés, un des premiers militants contre le 5ème mandat vient d’écoper de 6 mois de prison ferme pour « outrage à un corps constitué ».

Le régime peut compter sur le soutien indéfectible de Macron et de son gouvernement. Ce dernier s’est immédiatement placé en défense du régime. Après s’être déclaré favorable à la candidature Bouteflika, et en claironnant par, la voix de Le Drian, que les élections devaient se tenir, il a ensuite pris position pour la continuation du régime.

Pourtant, depuis un mois que la mobilisation des travailleurs algériens a débuté, la direction de la FSU est restée muette ! Le silence de notre fédération est assourdissant, camarades !

Il y a urgence à ce que notre fédération prenne une position claire et nette de soutien inconditionnel à la mobilisation historique des Algériens visant à chasser Bouteflika et son régime.

Notre CDFN doit aussi mandater la direction de la FSU afin que celle-ci s’adresse aux autres organisations syndicales pour organiser une manifestation devant l’ambassade d’Algérie, devant les consulats dans les régions, sur les mots d’ordre :

- Soutien au combat des travailleurs algériens ! Dehors Bouteflika et son régime !

- Non à la répression !

- Macron et son gouvernement complices du régime !

Motion : Solidarité avec la jeunesse et les travailleurs algériens !

Le CDFN de la FSU réuni les 20 et 21 mars 2019 salue l’immense mobilisation de la jeunesse et des travailleurs algériens pour en finir avec le régime corrompu. Les travailleurs algériens et la jeunesse se sont levés sur les mots d’ordre : Non au cinquième mandat ! Dehors le régime ! Dehors Bouteflika !

A travers leur mobilisation ils défendent leurs garanties collectives (maintien des régimes de retraites, gratuité des soins, droit aux études, maintien des subventions aux produits de première nécessité).

Ils se mobilisent aussi pour la conquête des libertés démocratiques (droit de constituer partis et syndicats, liberté d’expression, abrogation du code de la famille…).

Ils le font face à un régime qui n’a eu de cesse de réprimer les journalistes, les syndicalistes.

Dans ce mouvement, les travailleurs cherchent à se réapproprier leurs syndicats, en particulier l’UGTA, pour les mettre au service de leurs revendications.

Le CDFN apporte son soutien inconditionnel au combat des travailleurs et de la jeunesse.

Les menaces à peine voilées d’une répression brutale des manifestants mettent à l’ordre du jour la solidarité immédiate des travailleurs de France avec les travailleurs et à la jeunesse algérienne.

Le CDFN mandate la direction de la FSU pour qu’elle propose à l’ensemble des organisations syndicales, aux organisations de l’émigration algérienne ainsi qu’aux partis qui se réclament des intérêts des travailleurs, l’organisation d’une manifestation en direction de l’ambassade d’Algérie (et des consulats) pour dire :

- Bas les pattes devant les travailleurs et la jeunesse algérienne !

- Soutien à leur exigence visant à chasser Bouteflika et son régime !

- Non à la répression ! Macron complice de Bouteflika !

(11 pour / 53 contre / 1 abstention / 28 refus de vote)


 

Conseil national de la FSU – 22 et 23 janvier 2019

Le courant Front Unique est intervenu pour que la direction de la FSU se prononce :

- Pour le retrait du projet de loi de démolition de la fonction publique et cesse la concertation permettant son avancée

- Pour le retrait du projet de loi « anti-casseurs » et appelle à manifester à l’Assemblée nationale pour empêcher son adoption

- Pour qu’avec la direction du Snes, elle convoque la Conférence des délégués élus des lycées et collèges pour centraliser le combat contre le gouvernement

Intervention FU dans le débat général (22 janvier)

Macron et son gouvernement ont bien l’intention d’appliquer, au compte de la bourgeoisie, la totalité de leur programme.

Macron a rappelé, lors de ses vœux, son 1er bilan : « nombre de transformations qu’on pensait impossibles comme celle du travail ou des chemins de fer, ont été menées à bien. »

Et son objectif pour 2019 : « changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage (…), l’organisation du secteur public (…) et notre système de retraite (…). »

Le porte-parole du gouvernement a déclaré : il faut « aller plus, vite, plus fort, plus radicalement dans les changements ». Et le 1er ministre a complété : il faut « frapper vite, fort, agir de manière profonde ».

Mais qu’est-ce qui permet au gouvernement de mettre en œuvre ses contre-réformes et d’envisager de poursuivre dans la même voie ? La réponse est évidente : quoiqu’il ait fait, les dirigeants syndicaux ont refusé de rompre avec lui et d’engager le combat pour le défaire. Au contraire, ils l’ont conforté en participant à toutes les concertations qu’il avait convoquées. Et fondamentalement, c’est cela qui a donné au mouvement hétéroclite des gilets jaunes la possibilité de surgir.

La participation à cette concertation mortifère, c’est ce qu’ont fait les responsables du SNESUP et du SNES avec loi de sélection à l’Université, la contre-réforme du bac et du lycée. Et c’est après avoir contribué à leur adoption, qu’ils en demandent le retrait.

Et que dire de la signature du protocole fonction publique ? Quand le gouvernement bloque le point d’indice, augmente la CSG, instaure la journée de carence et prépare une loi de démolition de la fonction publique.

Et quand la violence d’Etat se déchaîne contre les manifestants et les lycéens, comment ne pas être révulsés à la lecture du communiqué intersyndical du 6 décembre, qui à la demande expresse de Macron, condamne les violences des manifestants. Honte à ceux qui ont engagé le nom des organisations qu’ils représentent sur ce texte scélérat qui a permis au gouvernement d’accentuer encore sa répression la portant à un degré inédit.

Et le 10 décembre, tous les responsables syndicaux sont allés à l’Elysée aux côtés de Macron pour lui prouver leur soutien alors que monte le rejet de toute sa politique.

Le gouvernement veut utiliser son « grand débat » comme un bélier pour pulvériser les services publics en expliquant que la baisse des impôts nécessite celle de la dépense publique. Il veut instaurer des quotas pour les migrants pour préparer des expulsions massives.

A l’Université, le gouvernement a décidé d’augmenter, de manière exponentielle, les frais de scolarité d’abord pour les étudiants étrangers hors UE. Cette mesure scandaleuse fait partie d’un plan cyniquement appelé « Bienvenue en France ». La ministre de l’Enseignement supérieur organise une concertation sur ce plan pour faire entériner cette hausse. Cette concertation n’étant pas évoquée dans l’appel unitaire pour l’annulation de cette mesure, j’espère qu’un représentant du SNESUP nous annoncera que son syndicat boycottera cette concertation et s’adressera aux autres organisations pour qu’elles fassent de même.

Pour la contre-réforme de la fonction publique, on apprend que les organisations syndicales de fonctionnaires se contentent de demander sa suspension pendant le « grand débat ». Mais la défense réelle des fonctionnaires exige de se prononcer pour le retrait pur et simple de ce projet et implique le refus de toute concertation qui ne vise qu’à faire aboutir cette contre-réforme dévastatrice. De plus, comment les dirigeants syndicaux pourraient-ils envisager de poursuivre des concertations avec un gouvernement dont les flics utilisent des armes de guerre contre les manifestants ?

Dans le 2nd degré, des mobilisations désordonnées ont lieu face aux assauts du gouvernement contre les enseignants et contre les lycéens : réforme du bac et du lycée, parcoursup, suppression de postes, de classes, 2ème heure sup imposée etc. Chacun sait que face à un gouvernement centralisé qui impose ses réformes, il faut un combat centralisé. Il faut en finir avec toutes ces journées d’action qui sont la négation d’un réel combat. Les enseignants aspirent à affronter Blanquer et son gouvernement. Des AG ont lieu dans de nombreux établissements. Le SNES est un syndicat national, le plus important du 2nd degré. Alors sa responsabilité est de convoquer une conférence nationale des délégués élus par les établissements qui avec les représentants syndicaux décidera de son combat.

Enfin pour conclure, Macron attaque en règle le droit de manifester avec son projet de loi qu’il veut faire adopter en urgence à l’Assemblée nationale. Tous ceux qui participeraient à une manifestation non déclarée deviendraient des délinquants et ce serait bien sûr le cas pour les lycéens. Un certain nombre d’organisations exigent le retrait de ce projet de loi et appellent dans ce but à une manifestation vers l’Assemblée le 29 janvier. C’est la responsabilité de notre fédération – et de l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier – d’être aux avant-postes de ce combat en exigeant le retrait du projet de loi et en appelant à la manifestation dans cet objectif.

Intervention pour le retrait du projet de loi de réforme de l’État

(23 janvier, présentation de motion)

Camarades, il faut le répéter, le gouvernement est bien déterminé à faire passer sa loi de destruction de la fonction publique. Notre secrétaire générale nous a dit hier qu'elle avait été reçue par Olivier Dussopt, le 21 décembre, pour entendre que le projet de loi ne changerait pas d'une virgule.

Les concertations avec les fédérations de fonctionnaires n'ont jamais cessé depuis un an. Pour quel résultat ?

Le gouvernement veut toujours supprimer 120 000 postes, mettre en place un plan de départs volontaires, la mobilité des agents, le développement du salaire au mérite, substituer les recrutements sous contrat à ceux sous statut, accroître le pouvoir des supérieurs hiérarchiques directs sur les agents et liquider le rôle des Commissions Paritaires.

La semaine dernière les organisations syndicales ont demandé la suspension du projet de loi sur la réforme de l’État pendant le temps du grand débat national voulu par Macron. Et pourtant, l'objectif annoncé de ce débat, c'est la baisse de la dépense publique et donc d'accentuer les attaques contre les fonctionnaires.

La réponse du gouvernement a été on ne peut plus claire.

Dussopt déclarait dès le lendemain que rien n'arrêterait le calendrier des réformes.

Darmanin poussait encore plus loin la provocation il y a trois jours : « c'est une belle réforme », « ce n'est pas une réforme contre les fonctionnaires ». Dans la foulée les fédérations étaient à nouveau invitées à venir se concerter en réunions bilatérales avec Dussopt toute cette semaine.

Mais de qui se moquent-t-ils ? Et que dire des responsables syndicaux qui participeraient à ces bilatérales ? Le gouvernement veut nous écraser et il faudrait collaborer ?

Camarades, c'est en février que cette loi doit être présentée à l'Assemblée. Ce combat est encore devant nous mais plus pour longtemps. Et il est certain qu'exiger le retrait d'un projet de loi est plus simple que d'obtenir l'abrogation d'une loi déjà votée.

Combattre cette réforme implique de formuler l'exigence du retrait pur et simple du projet et pas seulement sa suspension.

Combattre ce projet de destruction implique de rompre la politique de concertation avec ce gouvernement qui veut détruire nos statuts et nos conditions de travail.

Combattre ce gouvernement implique de l'affronter en portant nos revendications lors d'une manifestation centrale au moment du vote de cette loi à l'Assemblée.

Motion : Pour le retrait pur et simple du projet de loi de démolition de la fonction publique,

Manifestation centrale à l’Assemblée nationale pour imposer ce retrait

Le gouvernement est bien déterminé à faire aboutir sa contre-réforme de la Fonction publique.

Il veut :

- Attaquer le statut de la fonction publique dans toutes ses dimensions.

- Liquider le rôle des délégués du personnel dans les Commissions Paritaires pour les nominations et les promotions.

- Accroître le pouvoir des supérieurs hiérarchiques pour les promotions et la mise en œuvre du salaire au mérite.

- Substituer les recrutements sous contrat à ceux sous statut.

- Pousser les agents à quitter la fonction publique à travers des réorganisations et des suppressions de services avec un objectif de 120 000 suppressions de postes.

C’est donc une attaque historique que le gouvernement veut porter contre le statut des fonctionnaires mais aussi contre les organisations syndicales.

Le CDFN de la FSU réuni les 22 et 23 janvier 2019 :

- exige le retrait pur et simple de ce projet de loi.

- décide que la FSU cesse immédiatement toute participation aux concertations qui préparent son adoption.

- mandate le secrétariat de la FSU pour qu’il s’adresse aux autres fédérations syndicales de fonctionnaires pour l’organisation commune d’une puissante manifestation des fonctionnaires à l’Assemblée nationale, au moment de l’examen de la loi, pour son retrait.

(5 pour ; 65 contre ; 4 abstentions ; 39 refus de vote)

Intervention pour en finir avec l’offensive contre l’enseignement public

(23 janvier, présentation de motion)

Le gouvernement maintient son offensive généralisée contre l’enseignement public : projet de loi Blanquer, réformes du Bac et du Lycée, mise en place de Parcoursup, développement de l’apprentissage au détriment des lycées professionnels, et ventilation des 2650 suppressions de postes dans chaque académie.

Ces suppressions vont se traduire par la fin des dédoublements et l’augmentation du nombre d’élèves dans les classes…

Par le biais de la suppression des filières, la réforme du lycée vise dans toutes les spécialités, à des effectifs avoisinant, voire dépassant, les 35 élèves.

Il s'agit donc d'une dégradation brutale des conditions d'enseignement pour tous.

Les enseignants et les lycéens sont clairement pour aucune suppression de postes.

Les enseignants veulent le retrait du projet des 2 heures supplémentaires obligatoires et l'augmentation de leur salaire par l'augmentation du point d'indice.

Mais comment affronter le gouvernement et stopper son offensive généralisée ?

Certes, les enseignants se félicitent du fait que l’intersyndicale du 2nd degré pour le 24 janvier se prononce pour le retrait des réformes des lycées et l'arrêt des suppressions de poste, mais :

- Peut-on demander le retrait de la réforme et continuer à discuter des modalités de sa mise en œuvre à tous les niveaux en particulier dans les Conseils d'administration et les Conseils pédagogiques ?

- Peut-on demander l'arrêt des suppressions de postes et siéger dans les Comités techniques, académie par académie, où se décident ces suppressions ?

Au contraire, la responsabilité de notre fédération et de ses syndicats concernés est d’appeler au boycott de la mise en œuvre des contre-réformes !

Dans de nombreux établissements, les collègues tentent par divers moyens de se mobiliser. Ils savent que ce n’est ni par des actions locales laissant les collègues seuls dans leur établissement, ni par la multiplication des journées d’actions que l’on peut mettre un coup d’arrêt à la politique du gouvernement !

Il y a urgence à offrir une perspective de combat centralisé. Il revient à la FSU et à ses syndicats nationaux d’organiser et de centraliser ce combat  en appelant à une conférence nationale des délégués élus des établissements décidant des moyens efficaces pour défaire le gouvernement.

Motion : Pour en finir avec l’offensive du gouvernement contre l’enseignement public,

La responsabilité de notre fédération et de ses syndicats :

- appeler au boycott de la mise en œuvre des contre-réformes

- convoquer la Conférence nationale des délégués élus dans les établissements

Les enseignants souhaitent en découdre avec le gouvernement qui n’a de cesse de dégrader leurs conditions de travail.

Les revendications qui unissent les collègues sont simples et claires :

- Aucune suppression de postes et d'heures d'enseignement, ni en collège, ni en lycée.

- Abrogation des réformes du bac et du lycée, et du lycée professionnel.

- Refus des 2 heures supplémentaires obligatoires.

- Augmentation du salaire de tous par l’augmentation du point d’indice.

Le CDFN de la FSU reprend à son compte ces revendications. Et comme la mise en œuvre des attaques gouvernementales concerne plusieurs syndicats de notre fédération (SNES, SNEP, SNUEP…), il les invite à :

- Rompre toute participation à la mise en œuvre des réformes à tous les niveaux par l’appel au boycott des comités techniques, des conseils d'administration, des conseils pédagogiques.

- Convoquer une assemblée nationale des délégués élus des établissements décidant des moyens efficaces pour défaire le gouvernement.

(7 pour ; 62 contre ; 5 abstentions ; 43 refus de vote)

Intervention pour le retrait du projet de loi contre le droit de manifestation

(23 janvier, présentation de motion)

Les dernières manifestations, tant des lycéens que des "gilets jaunes", ont donné lieu à une répression inégalée de la part du gouvernement Macron-Philippe : utilisation de véritables armes de guerre (LBD40, grenades de désencerclement, etc.), des centaines de blessés, certains très gravement mutilés, plus de 5 000 gardes à vue, des jugements en comparution immédiate qui ont donné lieu à des peines d'une extrême gravité, allant jusqu'à la prison ferme...

La défense des libertés démocratiques, du droit de manifester sans se faire matraquer ou éborgner, nécessitait une réponse ferme et déterminée de la part des organisations syndicales.

Au lieu de ça, nous avons eu droit à la plus inique des réponses : le communiqué intersyndical du 6 décembre qui, en condamnant les seules violences des manifestants, donnait le feu vert au déchaînement de la répression policière. Cela restera longtemps en travers de la gorge de tous ceux qui aspirent à combattre la politique du gouvernement.

Une telle réponse permet à Castaner de jouer les provocateurs en annonçant qu'il "ne connaît aucun policier qui ait attaqué des gilets jaunes".

Le CDFN de la FSU a le devoir de condamner sans équivoque la répression d'État ordonnée par le gouvernement.

Le gouvernement entend profiter de la situation pour soumettre à l'Assemblée nationale dans les jours qui viennent une loi dite "anti-casseurs", adoptée le 23 octobre au Sénat. Celle-ci consiste à considérer comme un délit toute participation à une manifestation "non déclarée". Elle prétend supprimer sur la base d'une simple décision de police le droit de manifester à des milliers d'entre nous. Elle veut organiser le fichage des manifestants.

Le gouvernement a annoncé que le projet de loi serait soumis à l'Assemblée nationale à partir du 29 janvier.

Le communiqué du SNUTER du 15 janvier donne la dimension de l'attaque...

A juste titre, il qualifie ce projet de "liberticide". Mais le problème : il n'en demande pas le retrait !

Comment peut-on combattre un projet de loi sans réclamer son retrait ?

Il est plus facile d’empêcher le vote d’une loi que d’obtenir son abrogation, une fois qu’elle a été votée.

Que faire ?

Un certain nombre d’organisations exigent le retrait de ce projet de loi et appellent dans ce but à une manifestation vers l’Assemblée le 29 janvier. C’est la responsabilité de notre fédération – et de l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier – d’être aux avant-postes de ce combat en exigeant le retrait du projet de loi et en appelant à la manifestation dans cet objectif.

C'est le sens de la motion Front Unique.

Motion : Pour le retrait du projet de loi contre le droit de manifester, contre la répression policière, Manifestation à l’Assemblée nationale pour empêcher le vote du projet de loi

Le CDFN de la FSU se prononce pour l'arrêt immédiat de la répression policière et des poursuites engagées contre les manifestants.

Le gouvernement entend profiter de la situation pour soumettre à l'Assemblée nationale, le 29 janvier, un projet de loi dite "anti casseurs", attaque en règle contre le droit de manifestation. 

Le CDFN de la FSU se prononce pour le retrait pur et simple de ce projet de loi.

Il appelle l'ensemble des organisations du mouvement ouvrier et celles attachées à la défense des libertés démocratiques, à la manifestation à l'Assemblée nationale, le 29 janvier, pour le retrait de ce projet de loi.

(19 pour ; 54 contre ; 0 abstention ; 40 refus de vote)

 

 

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