Intervention dans le SNES-FSU


 
Lettre de Liaison N° 319 - Supplément Lycée - 3 octobre 2021 :

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On nous communique :

Les enseignants du lycée Blaise Pascal Clermont-Ferrand boycottent majoritairement la mise en place du « projet local d’évaluation » et, réunis en assemblée générale en appellent aux directions nationales des syndicats pour :

- qu’elles se prononcent

pour le retrait des « projets locaux d’évaluation »

- qu’elles appellent nationalement

au boycott des réunions de mise en place de ces projets

 

Dans tous les lycées de France, les enseignants sont en ce moment même invités, lors de deux demi-journées de concertation, à élaborer les nouvelles modalités d’évaluation dans le cadre du contrôle continu à travers l’élaboration d’un « Projet Local d’Evaluation » (PLE) propre donc à chaque établissement.

Rappelons que ces « projets locaux d’évaluation » visent à détruire le caractère national du bac en le transformant en « diplôme maison » qui ont aussi pour effet de liquider l’indépendance pédagogique des enseignants visant à les soumettre étroitement dans l’exercice de leur métier au ministère et aux autorités locales.

Pas un enseignant n’ignore ce fait.

Pas un enseignant n’en ignore les conséquences dans son rapport aux élèves quotidiennement dans la salle de classe, au contrôle permanent de l’administration et des parents d’élèves.

Pas un enseignant n’ignore non plus que ces demi-journées de concertation ont pour objet qu’ils élaborent et mettent en place eux-mêmes le projet.

En d’autres termes qu’ils doivent nouer eux-mêmes la corde avec laquelle ils seront pendus !

C’est dans ce contexte qu’au lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand, alors que les collègues étaient conviés à la première demi-journée de concertation, en présence de l’administration et de deux IPR (donc sous la pression maximale de la hiérarchie administrative), la majorité a décidé de boycotter la réunion après l’intervention de la représentante FO de l’établissement, avec le soutien du représentant du Snes.

Réunis ensuite en AG, spontanément, les collègues y ont adopté une motion amendée d’un lycée de Haute-Loire, qui tout en dénonçant justement le projet et ses conséquences, se cantonne à un combat local qui n’offre aucune perspective de combat national pour défaire le gouvernement.

Considérant que la question décisive pour défaire le gouvernement était celle d’un appel national des directions syndicales au boycott des réunions de mise en place des PLE, ils ont aussi adressé une motion aux directions nationales de l’enseignement public :


"Les enseignants de Blaise Pascal réunis ce jour le jeudi 30 septembre, pour la demi-journée de mise en place du PLE (Plan Local d'évaluation) s'adressent aux directions syndicales nationales qui ne l'ont pas déjà fait :

-prononcez-vous pour le retrait pur et simple du PLE.

-appelez partout au boycott."

33 Pour et 2 Abstentions
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Pourtant, à ce jour, ce n’est pas la position nationale des directions syndicales : ni sur le « Retrait pur et simple du PLE », ni sur le « boycott ».

Celle du Snes, syndicat majoritaire de la profession, diffuse dans les établissements un « Guide Syndical Pratique sur le Projet d’Evaluation Local » s’ « opposant » au Guide de l’évaluation ministériel. On peut y lire que le PLE est « un outil de plus pour la casse engagée de l’Education nationale », « … de contractualisation », « …de casse du diplôme national », etc… tout en proposant ses propres « préconisations à faire valoir dans les réunions des lycées ». Celles-ci sont déclinées en 7 points : des « revendications » (Sic !!!) jusqu’à l’étape du CA où le PLE doit faire l’objet d’une simple « présentation » et non d’un vote, « même pour avis » !

En clair, il n’est nullement question d’un boycott, même local, mais bien d’une écriture « syndicale » du projet, donc de la mise en place du contrôle continu, donc de manière parfaitement contradictoire avec l’affirmation dans les publications du SNES d’une volonté de « retour à des épreuves nationales, terminales et anonymes » (L’US n° 811 p.4) ! A ce jour, aucune publicité n’est d’ailleurs faite sur le boycott de la réunion au lycée Blaise Pascal.

On peut faire le même constat avec le SNLC FO qui indique dans son tract daté du 24 septembre 2021 titré « Non au PLE », il n’est nullement question d’un appel national au boycott mais:  « Les réunions prévues pour élaborer le PLE doivent être l’occasion de réaffirmer le refus de la réforme Blanquer du lycée, le refus de s’inscrire dans le projet local d’évaluation, le refus de faire son propre malheur ! » On demande donc aux enseignants de porter le fer…localement, établissement par établissement.


Le courant Front Unique considère que ce qui s’est passé au lycée Blaise Pascal de Clermont Ferrand a une signification claire : les collègues rejettent massivement les PLE. Ils seraient prêts à répondre à un appel national au boycott des PLE. Ce qui manque c’est l’appel des dirigeants à un vrai combat centralisé pour le retrait des PLE !

Ce qui s’est passé au Lycée Blaise Pascal a une signification similaire à la prise de position des 40 écoles primaires de Marseille annonçant leur volonté de boycotter la mise en œuvre du plan Macron (incluant notamment la nomination des collègues dans leur poste par le directeur d’école).

Le courant Front Unique appelle partout à engager le combat sur l’orientation adoptée par les enseignants du lycée Blaise Pascal

 

 

 


 

Congrès académique du SNES-FSU de Montpellier – 27 avril 2021

Motion UNEF

Depuis plusieurs semaines, une violente campagne est initiée par la réaction des représentants de LR, LREM et JM Blanquer contre l’existence même de l’UNEF au faux prétexte de l’organisation de « réunions non mixtes » en son sein.

Elle a atteint des sommets avec l’amendement adopté par le Sénat dans le cadre de la loi « séparatisme » menaçant de dissolution toute association supposée organiser en son sein des réunions réservées à des minorités raciales ou ethniques.

Le gouvernement par l’intermédiaire de sa ministre Vidal a menacé de porter plainte contre l’UNEF, traitée de « fasciste » par Blanquer.

Le Congrès académique du SNES-FSU de Montpellier dénonce l'interférence du gouvernement dans l'organisation interne des syndicats, toute discussion sur l’opportunité de telles réunions ou commissions relevant exclusivement des adhérents des syndicats.

Il se prononce pour la défense de l’UNEF :

- parce que l’UNEF est partie constituante du mouvement ouvrier de ce pays, de son histoire en particulier à travers les grands combats de celui-ci (lutte contre la guerre coloniale en Algérie, place dans la grève générale de Mai Juin 1968, contre la loi Devaquet en 1986, lutte contre le CPE etc.)

- parce qu’au-delà des menaces contre l’UNEF, il s’agit d’une atteinte au droit d’organisation syndicale qui menace l’existence de toutes les organisations. Il s'agit de défendre l'UNEF par principe.

 

Le Congrès académique s'indigne du vote des sénateurs. Il apporte tout son soutien à l'UNEF, dénonce la criminalisation de l'action syndicale et demande l'abandon du projet de loi contre les séparatismes. Il s'adresse à la direction nationale pour que le SNES reprenne cette position et œuvre à la réalisation d’un front uni des organisations syndicales en défense par principe de l’UNEF.

 

Vote : Pour : 45; Contre: 0; NPPV: 0 ; Abstention : 3  

 


 

HMI du 11 mars 2021: Collège Françoise Giroud de Vendres.
 
Le « Grenelle de l’éducation » a livré ses « conclusions » soumises à Blanquer. Ces conclusions dessinent une attaque d’une ampleur inouïe de notre statut :
- généralisation du recrutement des professeurs par les chefs d’établissements
- liquidation de la progression à l’ancienneté remplacée par un avancement au « mérite ».
- extension du temps de travail exigible aux enseignants (intégration aux obligations de services, en plus de l’horaire obligatoire devant les élèves, d’un temps de travail en équipe, d’un temps de formation continue obligatoire, de crédits d’heures de remplacements sous forme d’astreinte).
C’est la mort programmée du statut!
 
C’est pourquoi, les enseignants réunis en HMI le 11 mars au collège Françoise Giroud de Vendres, s’adressent aux organisations syndicales :
- Pour qu’elles se prononcent dans l’unité pour le rejet des « conclusions » du Grenelle de l’éducation.
- Pour qu’elles déclarent immédiatement refuser de prendre part à toute discussion avec le gouvernement sur la base de ces conclusions.
La destruction de métier d’enseignant, ça ne se discute pas, ça se combat.
 
Adopté à l’unanimité des 20 enseignants présents

 


 

HMI du 11 février 2021: Collège Paul Eluard Port de Bouc

Le « Grenelle de léducation » a livré ses « conclusions » soumises à Blanquer. Ces conclusions dessinent une attaque dune ampleur inouïe de notre statut :

- recrutement des professeurs par les chefs détablissements

- liquidation de la progression à lancienneté

- extension à linfini du temps de travail exigible aux enseignants (intégration aux obligations de services, en plus de l’horaire obligatoire devant les élèves, dun temps de travail en équipe, dun temps de formation continue obligatoire, de crédits dheures de remplacements sous forme dastreinte).

Cest la mort programmée du statut!

Cest pourquoi, les enseignants réunisen HMI le 11 février au collège Paul Eluard de Port de Bouc, sadressent aux organisations syndicales :

- Pour qu’elles se prononcent dans l’unité pour le rejet des « conclusions » du Grenelle de l’éducation.

- Pour qu’elles déclarent immédiatement refuser de prendre part à toute discussion avec le gouvernement sur celles-ci.

La destruction de métier denseignant, ça ne se discute pas, ça se combat.

A l’unanimité des présents (16 )

 


 Adresse aux organisations syndicales

Les enseignants réunis sur l’HMI du 4 février 2021 au lycée Virlogeux de Riom (63) s’adressent aux organisations syndicales :

- pour qu’elles se prononcent dans l’unité pour le rejet des conclusions du Grenelle de l’éducation ;

- pour qu’elles déclarent immédiatement refuser de prendre part à toute discussion avec le gouvernement sur celles-ci.

unanimité des 23 présents

 

 

 


 

 Adresse à la direction du SNES – 19 janvier 2021

Les enseignants du collège Tavan (84), réunis en HIS le 19 janvier 2021 à l’initiative de la section SNES, ont pris connaissance du projet de réforme des concours et de destruction du statut de fonctionnaire stagiaire, qui impliquerait que les étudiants en M2 devraient mener de front 6 heures de cours devant les élèves, la formation INSPE, la rédaction du mémoire et la préparation du concours… pour 865 euros mensuels.

Larchitecture globale du projet de réforme de la formation initiale et des concours, à commencer par la mise en responsabilité des candidats, en qualité de contractuels, avant les concours, et l’introduction d’un oral qui relève de l’entretien d’embauche, est inacceptable.

Les objectifs du gouvernement sont clairs : hausse de la précarité, assèchement du recrutement statutaire, formatage. Ce projet de réforme s’inscrit dans la logique de la redéfinition du métier voulue par le ministère.

C’est pourquoi nous demandons au SNES de se prononcer pour le retrait du projet de réforme de la formation initiale et des concours et de quitter le comité de suivi des INSPÉ.

Adoptée à l'unanimité des présents

 


 

Motion adoptée en Heure d'Information syndicale collège de Tavan (84) - 2/10/2020