FRONT UNIQUE

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des syndicats de l'enseignement public



Vote d'orientation FSU 2018

Formulaire de candidature - liste Front Unique

(à télécharger, renseigner et envoyer à Front Unique, 46 rue de Trémonteix, 63100 Clermont Ferrand / ou à : mel@frontunique.com)

 

Texte d'appel à candidatures pour la liste Front Unique


Nous publions la motion soumise au conseil syndical départemental du SNUIPP des Bouches du Rhône par une camarade d’Émancipation. Cette motion est de même nature que celles que présentent le courant Front Unique dans de nombreuses instances syndicales. Nous ne pouvons que nous féliciter de cette communauté de vues.

Comme le montre par exemple l'appel à voter Émancipation dans le dernier journal du SNES, le courant Émancipation est quant à lui traversé par des tendances contradictoires : entre ceux qui combattent effectivement pour la rupture des directions syndicales avec le gouvernement et ceux qui s'alignent totalement sur l'orientation des directions syndicales, de la prétendue "convergences des luttes" chère à Martinez qui vise partout à faire disparaître les revendications réelles (abrogation de la loi ORE à l'université, défense du statut chez les cheminots à la SNCF, retrait des décrets et arrêtés Blanquer dans les lycées) au nom de " propositions positives" , d' "alternatives" qui visent surtout à légitimer le dialogue social comme on le voit à la SNCF... et dans l'enseignement.

Le courant Front Unique entend œuvrer par sa propre activité d'abord, et par la discussion aussi à la clarification nécessaire.

 

 Cette motion a été discutée et votée lors de notre dernier Conseil Syndical du 11 avril dans les Bouches du Rhône. Elle a été rejetée ayant obtenu une majorité relative.

Motion Émancipation : action publique 2022

Le conseil syndical du SNUipp 13 rappelle que le programme “action publique 2022” est totalement cadré par la volonté du gouvernement Macron de supprimer 120000 postes. Il vise à "accompagner rapidement la baisse des dépenses publiques avec un engagement ferme : réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d'ici 2022".

Dans dans cette perspective, le gouvernement entend s’attaquer frontalement au statut de fonctionnaire : remise en cause des commissions paritaires (réduites seulement aux cas de recours), individualisation des rémunérations, recours accru aux contractuels, « plus de liberté, d’initiative et de responsabilité » pour les employeurs publics, plans de départs « volontaires » …

Le conseil syndical du SNUipp 13 considère que le plan “action publique 2022” est inacceptable. Attaché à la défense du statut, il estime qu’un tel programme n’est ni amendable ni négociable, il se prononce pour le retrait du plan “action publique 2022”.

Il demande au SNUipp et à la FSU de se prononcer pour le retrait du plan “action publique 2022, de ne pas participer aux “concertations” prévues par le gouvernement, et de s’adresser en ce sens aux autres organisations syndicales afin de lancer une vaste campagne d’information ouvrant la voie à l’unité et à la mobilisation la plus large afin de contrer l’offensive du gouvernement.

Pour : 7 Contre : 5 Abst : 5 NPPV : 1 Motion rejetée


 

 

motion adoptée par le congrès académique snasub Clermont, le 3 avril

 

Pour la défense inconditionnelle du statut des fonctionnaires !

Pour le retrait du PAP 2022 !

Pour que les syndicats refusent de participer aux concertations chargés de mettre en place ce chantier de démolition de la fonction publique !


Le 1er février 2018, Edouard Philippe a détaillé les projets de contre-réforme du gouvernement contre le statut des fonctionnaires et contre la fonction publique. La section académique de Clermont a dès le 4 mars transmis à tous les personnels BIATSS de l’Académie un tract les informant en détail de la gravité de ces attaques sans précédent contenues dans ce “Programme Action publique 2022 » (PAP 2022).

Le document remis le 13 mars par Darmanin aux syndicats confirme et aggrave les annonces du 1er février. Le gouvernement entend obtenir l’accord des syndicats pour discuter pendant un an de des attaques contenues dans ce document. Il s'agit de :

-liquider les CHSCT ; réduire le nombre de CAP nationales en limitant leurs prérogatives à la seule étude des recours ; donner tout pouvoir aux chefs d'établissements ou Recteurs sur les promotions et mutations ;

-faire du recours au contrat la norme dans la fonction publique en lieu et place du recrutement statutaire et par concours;

-réduire la part de l'indiciaire au bénéfice d’un salaire au mérite, aboutissant avec les primes fonctionnelles instaurées par le RIFSEEP à une individualisation totale des rémunérations ;

-développer les corps interministériels, généraliser la polyvalence, étendre encore la mobilité imposée dans le cadre des suppressions de postes, des transferts de missions ou de la privatisation de services publics ;

-mettre en place d'un plan de départs volontaires, en réalité un plan de licenciements, en rétablissant un article de la loi Mobilité de 2010 qui prévoit le licenciement du fonctionnaire refusant 3 offres de postes. Il s'agit là de l'application à marche forcée de ce qui s'est passé à France Telecom depuis une vingtaine d'années !

C'est une déclaration de guerre contre nos statuts et nos missions !

La défense des personnels, des services publics, exige de se prononcer pour le retrait pur et simple de ces projets


Il n'y a rien à concerter ou négocier dans ce programme de casse, comme il n'y avait rien à négocier sur les ordonnances Macron que le gouvernement a pu faire entériner après 3 mois de concertations.

Telle a été la position de notre tract académique du 4 février, comme telle avait été la position de la CAN du SNASUB en novembre, demandant à la FSU de quitter les concertations PAP 2022.


La participation des syndicats ne peut être qu’un obstacle à la mobilisation nécessaire pour arrêter cette offensive sur le seul mot d'ordre qui s'impose : retrait du Programme Action Publique 2022.

En conséquence, le Congrès académique du SNASUB-FSU Clermont-Ferrand, réuni, le 3 avril 2018, se prononce :

- pour le retrait immédiat du projet Macron-Philippe-Darmanin dit Programme «Action Publique 2022 »;

- pour que les représentants du SNASUB-FSU et de la FSU mettent un terme immédiat à leur participation à toutes concertations concernant ce projet, et qu’ils s’adressent en ce sens aux autres organisations ou confédérations syndicales;

-pour que le congrès national du Snasub reprenne ces positions.




Adoptée par 12 Pour, 1 Contre, 3 Abstentions


Front Unique informe

Motions soumise au Conseil Syndical du SNUIIP des Bouches du Rhône

Motion Émancipation : Défense du statut des fonctionnaires, retrait du plan "action publique 2022"

 

E. Philippe a annoncé, dans une lettre aux ministres et aux secrétaires d’État, un programme de "transformation de l’action publique" (AP 2022 ou AP 22), totalement cadré par les objectifs d'économiser 60 milliards d’euros et de supprimer 120 000 postes sur 5 ans. Ce programme a pour but essentiel, d'"accompagner rapidement la baisse des dépenses publiques avec un engagement ferme : réduire de trois points la part de la dépense publique dans le PIB d'ici 2022".

Le “comité action publique 2022” (CAP 22) est chargé de rédiger un rapport. Il s'agit d'une offensive de grande ampleur contre les fonctionnaires et les services publics : notamment de "proposer des transferts entre les différents niveaux de collectivités publiques, des transferts au secteur privé, voire des abandons de missions". La logique selon le ministre Darmanin: réfléchir "aux missions du service public avant de le transformer et de faire des économies".

Mais le gouvernement veut profiter de cette transformation pour attaquer frontalement le statut de fonctionnaire. Le document d’orientation pour la concertation « Refonder le contrat social avec les agents publics » confirme clairement les annonces ministérielles du 1er février  :

ð  Le recours important au contrat, au lieu du recrutement sous statut, et “plus de liberté, d’initiative et de responsabilité” pour les employeurs publics en matière de recrutement ;

ð  La remise en cause des commissions paritaires, outil de contrôle du respect des garanties statutaires des personnels. Elles ne concerneraient plus que les cas de contestation…

ð  L'individualisation des rémunérations (salaire au mérite, selon "l'engagement" des agents);

ð  le renforcement de "l'accompagnement", c'est à dire des pressions exercées sur les agents en vue de la mobilité ou des départs "volontaires"...

 

Le CS du SNUipp 13 constate que toutes ces mesures induites par le programme "action publique 2022" visent à en finir avec les règles statutaires, avec les acquis collectifs de la fonction publique, et à leur substituer un droit "souple", le gouvernement multiplie les déclarations sur la nécessité “d’assouplir” le statut.

Le gouvernement tente d’associer les organisations syndicales à son plan de destruction de la fonction publique en publiant un calendrier de concertations, s'étalant de mars à octobre, alors que tout est déjà décidé.

Le CS du Snuipp 13 considère que le plan “action publique 2022” est inacceptable dans toutes ses dimensions. Attaché à la défense du statut, il estime qu’un tel plan n’est ni amendable ni négociable : il exige le retrait des propostions inscrites dans le plan “action publique 2022”.

C’est pourquoi, le CS du SNUipp 13 appelle la FSU à refuser de participer à ces “concertations” qui n’en sont pas, à s’adresser en ce sens aux autres organisations syndicale afin de lancer une vaste campagne d’information pour préparer dans l’unité la mobilisation la plus large, y compris par la grève, en vue d'infliger une défaite au gouvernement.

pour  6            contre  6          Abst 1             Rejeté

 

Le CS du SNUipp-FSU des Bouches-du-Rhône solidaire avec les salariés et étudiants du Mirail à Toulouse


Deux jours avant la journée de grève du 22 mars dans laquelle de nombreux jeunes seront dans la rue, Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, aurait déclaré que l'université du Mirail est ingouvernable ! En grève massive depuis plus de trois mois contre la sélection et la fusion de l'université, la fac devrait être mise intégralement sous tutelle du ministère : dissolution des conseils universitaires, intervention des forces de répression, etc.

Le Conseil Syndical du SNUipp-FSU des Bouches du Rhône veut exprimer toute sa solidarité avec les personnels et étudiants en grève et/ou mobilisés de l’université du Mirail et s’oppose à toute intervention policière dans l’Université qui mettrait en cause le droit de grève, ainsi qu’à la mise sous tutelle de l’université.

Adopté à l’unanimité

 

Le SNUipp-FSU 13 soutient Gaël Quirante de SUD PTT 92 sous la menace d’un licenciement. Son sort est maintenant dans les mains de la Ministre du Travail à laquelle nous demandons de ne pas contrevenir aux avis répétés de l’inspection du travail et des diverses enquêtes qui sont unanimes contre ce licenciement. La FSU signataire de la tribune soutient ce camarade, à l’image de l’affaire Téfal, Air France ou du procès de la confédération paysanne à Amiens, et participe aux initiatives qui sont organisées.

Adopté à l’unanimité


 

Motion du collège Françoise Giroud, Vendres (34) adressée aux directions des fédérations de fonctionnaires

Les enseignants du collège Françoise Giroud, réunis en heure syndicale le 20 mars 2018 ont

pris connaissance de la contre-réforme de la Fonction publique du gouvernement Macron

Philippe Darmanin.

Ils considèrent que cette contre-réforme vise non seulement à supprimer 120 000 postes,

mais surtout à liquider le statut de la Fonction publique.

Ils se prononcent donc pour le retrait du projet de contre-réforme de la Fonction publique.

En conséquence, ils s’adressent aux directions des fédérations de fonctionnaires (en

particulier la FSU et la CGT) pour qu’elles exigent le retrait de ce projet de contre-réforme et

pour qu'elle rejettent toute concertation visant à accompagner sa mise en oeuvre.

Unanimité des 18 présents.


Motion des enseignants du lycée JB Dumas (Alès)

Les enseignants du lycée JB Dumas  réunis en heure syndicale le 20 mars 2018 en présence de représentants des parents d’élève et d’élèves s’adressent à leurs collègues et aux directions des organisations syndicales :

 

Le projet de réforme du bac et celle de l’organisation du lycée ne sont ni discutables ni amendables.

Contrairement à ce que prétend Le Ministre de l’E. N. M. Blanquer nous rejetons la transformation du Bac en diplôme maison et la réforme du lycée qui l’accompagne.

 

Assez de temps a été perdu dans des concertations où tout est fixé d’avance.

Nous demandons aux directions de nos organisations syndicales :

- De se prononcer clairement pour leur retrait.

- De boycotter le CSE du 21 mars ou les textes de la réforme du bac vont être soumis.

- D’organiser la mobilisation pour faire reculer le gouvernement  en organisant une conférence nationale de représentants mandatés des établissements qui pourrait avec les organisations syndicales centraliser et organiser la mobilisation pour faire reculer le gouvernement.


Lettre de liaison N° 279 - 16 mars 2018     [Version pdf] 

NON AU CONTROLE CONTINU

NON AU BAC MAISON

 

POUR LE RETRAIT DE LA REFORME DU BAC

EN FINIR AVEC LA CONCERTATION SUR SA MISE EN OEUVRE

BOYCOTT DES CSE

 

 Le prochain congrès national du SNES s'annonce d'une importance cruciale pour tous les collègues conscients qu'avec la réforme du Bac "le gouvernement met fin à des décennies de démocratisation scolaire durant lesquelles le BAC constituait une référence commune en ouvrant l'accès à des études universitaires de son choix" (communiqué SNES du 13 mars). Complémentaire de la loi Vidal instaurant la sélection à l'entrée de l’Université (qui "s'enrichit" tous les jours de dispositions visant à expulser des facs les étudiants en cours d'étude : non compensation des notes, suppression de l'épreuve de rattrapage…) la réforme du Bac est une pièce essentielle d'un dispositif dont une des conséquences, via le contrôle continu qui instituerait le bac maison, serait d'expulser des études supérieures les enfants des milieux les moins favorisés. La présentation des projets de décrets et d'arrêtés (10 mars) confirme par ailleurs ce dont le journal patronal "Les Echos" (15 février) se réjouissait : "C'est un renversement complet du modèle actuel, dont on n'a pas fini de mesurer les conséquences. Temps de travail des professeurs, pluridisciplinarité, nombre d'élèves par classe, organisation des établissements".

 Cette réforme s'inscrit dans "l'offensive générale" (titre de l'édito du "Monde Diplomatique" de mars) contre l'ensemble des droits et garanties arrachés par les luttes ouvrières depuis 1945. Dans ce même édito on lit : "Les chemins de fer? Un rapport confié à un compère dépoussière l'inventaire des prières libérales (…) (fin du statut des cheminots, transformation de l'entreprise en société anonyme, …). Cinq jours après sa publication, une "négociation" (les guillemets sont dans le texte) s'engage déjà pour maquiller le diktat qu'on veut imposer aux syndicats." Et pourtant les fédérations syndicales des cheminots ont différé jusqu'au 15 mars "une éventuelle action commune, en donnant d'ici là une chance à la concertation avec le gouvernement sur son projet de réforme" (la NVO, organe de la CGT). C'est donc au nom de la "concertation" qu'il n'y a pas d'appel à la grève des cheminots le 22 mars, pas plus qu'il n'y a de réel appel à une grève générale des fonctionnaires ce même jour. Cette déclaration suffit à montrer à quel point l'acceptation par les directions syndicales du cadre des concertations se dresse contre la préparation d'une mobilisation qui pourrait faire reculer le gouvernement. D'ailleurs Macron n'a jamais caché ce qu'il attendait des syndicats, pas plus qu'il n'a caché le contenu des réformes : à travers la concertation il en appelle, selon la formule qu'il a lui-même utilisé, à la "co-construction" des réformes, ce qui est rien moins que demander aux organisations syndicales de se faire hara kiri.

 Avec Blanquer la réforme du BAC ferait-elle exception à cette méthode? La concertation y aurait-elle d'autre effet que celui d'apporter la caution du syndicat à une réforme livrée clés en mains?

 A l'évidence NON. Selon la responsable lycées du SNES dans le supplément à l'US (p. 11) parvenu cette semaine : "Le ministère réduit ici l'échange aux modalités d'application de réformes décidées en amont et à des considérations annexes". C'est bien d'en être conscient même si le constat aurait pu être fait depuis longtemps !! Mais ce qui est fâcheux, c'est que la même dirigeante, dans l'article qui suit, sous le titre "Réformes Blanquer la stratégie du flou" écrit : "Comment préparer le "grand oral" érigé en ultime argument de vente de la réforme?" Défendre une organisation ou une autre du "grand oral", une organisation ou une autre du contrôle continu, n'est-ce pas intervenir sur les "modalités d'application de réformes décidées en amont" c'est-à-dire, ici, participer à l'enterrement du bac national et anonyme dont la défense est pourtant un mandat du syndicat ?

 Dans le communiqué (12 mars) qui rend compte de la publication des projets de décret et d'arrêtés "Le SNES-FSU dénonce la méthode ministérielle qui consiste à retenir les informations tout en imposant un calendrier impossible, ce qui interdit toute concertation." Deux remarques : d'une part rien dans ces projets de décrets ne déroge à ce qui avait été annoncé par le ministre, rien qui devrait surprendre les responsables du syndicat ! D'autre part, concernant ce qu'avait annoncé Blanquer, c'est-à-dire le contrôle continu, le grand oral, quels aménagements ou "modalités d'application" aurait à proposer un syndicat qui rejette le contrôle continu? C’est une question de calendrier?

 Lorsque la secrétaire nationale du SNES déclare "On ne se projettera pas dans une logique d'amendements. Il faut envoyer au ministère le signal que le projet est à revoir" pour ensuite interroger : "Qu'est ce qui est prévu pour les dédoublements? Quels moyens pour la réforme" ("Le café pédagogique", 14 mars) n'est-on pas dans une "logique d'amendements"? Logique qui conduit inévitablement à accepter le cadre du contrôle continu, ce qui montre que derrière les formules "le projet est à revoir " ou "remettre la réforme à plat", la revendication du retrait de la réforme (adoptée dans plusieurs congrès académiques) passe à la trappe.

 Notons au passage que le SNLC-FO, qui aime tant se donner une posture d'opposant radical, croit pouvoir nous dire que comme le projet de décret sur les attendus universitaires (déclinaison de la loi Vidal) n'a eu aucune voix au CSE (Conseil Supérieur de l'Education Nationale) du 5 mars "le ministère ne peut se prévaloir d'un consensus". Or, pour la loi Vidal il y a eu consensus des directions syndicales pour se concerter sur la mise en œuvre de la sélection à l'université, ce qui suffisait largement pour légitimer la réforme et désarmer les étudiants comme les enseignants. Quant à "l'opposition" dans le CSE, elle ne gêne en rien la mise en œuvre de la réforme. Les collègues se souviennent que le vote "contre" la réforme du collège au CSE n'a nullement empêché celle-ci de s'appliquer!

 Dans le second degré, donner le signal aux collègues que c'en est terminé avec les faux-semblants et les fausses oppositions, que face à la guerre-éclair gouvernementale les organisations syndicales se disposent pour l'affronter afin de le faire reculer, c’est, pour les directions des organisations syndicales, exiger le retrait de la réforme du BAC et dénoncer la concertation comme un outil du gouvernement contre les personnels et contre les syndicats.

 

 En conséquence c'est annoncer le boycott du CSE du 21 mars comme du CSE de "rattrapage" (le cas échéant).

 

 Ce serait le point de départ pour une véritable mobilisation des personnels rompant avec la pratique des journées d'action. Sa préparation pourrait être ouverte à la discussion des collègues lors d'AG départementales ou académiques désignant des délégués pour une conférence nationale avec les syndicats.

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Les syndiqués du SNES peuvent légitimement s'interroger sur la préparation démocratique du congrès national du SNES au vu de la décision de la direction du SNES de l'académie de Clermont (pour la première fois depuis 18 ans) de ne plus respecter le vote des syndiqués, exprimé dans les élections académiques. En conséquence le représentant du courant Front unique qui défend la rupture de la concertation a été éliminé de la délégation clermontoise au congrès national du Snes. Les syndiqués jugeront ...

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Dernière minute

Nous prenons connaissance du "dispositif d'action" des dirigeants syndicaux à la SNCF : report au 4 avril de tout appel à l'"action" (décidément il faut laisser tout le temps à la concertation!), et appel à la grève .... 2 jours sur 5. L'imagination est au pouvoir au sommet des syndicats pour disloquer la force des cheminots. Décidément, à la SNCF comme dans l'enseignement, "concertation" ou affrontement avec le gouvernement : deux options incompatibles!


Motion des professeurs du Lycée Georges De La Tour de Metz (Moselle) le 12 mars 2018

 

Les professeurs du Lycée Georges De La Tour de Metz (Moselle) réunis pour préparer la journée de grève du 22 mars 2018 s’adressent aux directions nationales des organisations syndicales pour :
-          Qu’elles rejettent les conclusions de CAP 2022
-          Qu’elles refusent de participer aux groupes de travail qui vont mettre en musique les futures réformes de la Fonction publique qui en découlent et dont l’objectif clairement annoncé est la suppression de 120 000 postes, de liquider le statut de la fonction publique et la privatisation de pans entiers de services publics.

 

Adopté le 12 Mars 2018

 

14 Pour, 0 contre et 2 abstentions


Motion des  enseignants du collège/lycée Blaise Pascal (Clermont-Ferrand) réunis en HMI le 05 03 2018


Les enseignants du collège/lycéeBlaise Pascal réunis en HMI le 05 03 2018 ont pris connaissance de la contre réforme de la Fonction publique
du gouvernement Macron Philippe Darmanin .
Ils s’adressent aux directions des organisations syndicales pour qu’elles se prononcent pour le retrait du projet.
En conséquence, ils s’adressent à ces mêmes directions syndicales pour qu’elles refusent de participer aux concertations visant à sa mise en place.


Unanimité des 18 présents.

 


Conseil national de la FSU – 23 et 24 janvier 2018

 

Le courant Front Unique est intervenu pour que la direction de la FSU se prononce :

- Pour la convocation d’une manifestation centrale à l’Assemblée nationale pour empêcher le vote en seconde lecture de la loi de sélection à l’Université

- Pour le retrait du projet de réforme du bac et du lycée

- Pour le retrait du projet de loi anti-migrants du gouvernement


Lettre de liaison N° 278 - 25 février 2018     [Version pdf]

Intervention du représentant Front Unique au BDFN de la FSU du 19/2/2018

 

Il est parfaitement logique que l'offensive du gouvernement contre la Fonction Publique et le statut général soit au cœur des discussions de ce BDFN. Mais dans l'enseignement public, où la FSU et ses syndicats pèsent d'un poids décisif, il y a urgence : avec l' « adoption » crapuleuse de la loi Vidal sur l'université, la destruction de l'enseignement public de la maternelle à l'université, la liquidation du droit aux études pour la jeunesse à tous les niveaux ont déjà commencé.

 

Bernadette Groison vient de nous dire que « la discussion vient de commencer » sur les projets de contre-réformes dans nos secteurs. J'affirme que c'est une véritable blietzkrieg du gouvernement qui vient de commencer.

Ainsi, la loi Vidal qui instaure la sélection à l'entrée à l'université a été adoptée au pas de charge dans le cadre d'une « procédure accélérée » au maximum : un accord trouvé en commission avec les sénateurs LR a permis au gouvernement de s'épargner les frais d'un passage en seconde lecture. Les membres de ladite commission ont indiqué eux-mêmes à la presse quels étaient leurs objectifs : tout d'abord, épargner au ministre Blanquer, qui a décrété l'application de la loi avant même qu'elle soit votée, de se trouver en fâcheuse posture ; mais surtout, « éviter que les lycéens et les étudiants ne descendent dans la rue » à un moment où, ici ou là, de véritables assemblées générales étudiantes ont commencé à se réunir.

Il faut bien évidemment le dire : c'est une filouterie anti-démocratique. Mais c'est aussi un produit du « dialogue social » - car des dizaines de rencontres sur le projet de loi Vidal ont eu lieu entre le gouvernement et les dirigeants syndicaux depuis l'été !

 

La loi Vidal en instituant la sélection tire un trait sur le droit aux études pour les générations à venir. Les amendements apportés en commission induisent aussi la destruction de l'université publique elle-même : les « capacités d'accueil » de chaque filière seraient ainsi déterminées par les perspectives d' « insertion économique » des jeunes diplômés – ce qui constitue une menace mortelle contre de nombreuses filières et sur le principe même de l'université.

 

Le gouvernement Macron réalise ainsi ce que les différents gouvernements bourgeois n'étaient parvenus à réaliser depuis des décennies, ce qui n'a pu être mis en place ni en 1968, ni en 1986. Mais ce coup historique porté à l'enseignement public ne sera pas sans conséquence dramatiques : nous savons que, dès la rentrée prochaine, des dizaines de milliers de bacheliers vont se retrouver sans affectation. De durs combats sont inévitables contre cette forfaiture.

 

    La première responsabilité de ce Bureau National, c'est de se prononcer pour l'abrogation de cette loi.

 


 

La loi Vidal participe également d'une offensive générale et parfaitement cohérente contre l'enseignement public dans son ensemble, et ce n'est pas un hasard si les projets de « réforme » du lycée et de l'apprentissage ont été présentés dans la foulée de l'adoption de cette loi.

 

Le projet de réforme Blanquer parachève la fin du droit aux études supérieures en liquidant le caractère national du bac, 1er grade universitaire. Mais en liquidant le bac, la contre-réforme liquide aussi le caractère national des programmes disciplinaires, des horaires disciplinaire, et c'est le sens du « lycée modulaire » : elle menace des disciplines en tant que telles, et au-delà le métier même des enseignants, leurs statuts.

Le quotidien Les Echos a commenté le projet Blanquer en des termes suffisamment éloquents pour montrer que le gouvernement n'a reculé sur rien : « (…) les effets de cette réforme seront nécessairement plus profonds pour les enseignants et les établissements comme pour les élèves. Puisque ceux-ci vont désormais pouvoir construire leurs parcours de 1ère et de terminale, c'est la demande d'enseignement qui va déterminer l'offre des enseignants, donc leur volume horaire (…) Temps de travail des professeurs, pluridisciplinarité, nombre d'élèves par classe, organisation des établissements, c'est un vaste maelstrom qui se prépare dans l'Education Nationale. »

Le projet de réforme de l'apprentissage a pour première signification la destruction de l'enseignement professionnel public, le rétablissement de la tutelle patronale sur les jeunes en formation professionnelle. Le financement de l'enseignement professionnel public est siphonné au profit d'un déversoir de subventions et cadeaux multiformes aux CFA et entreprises privés. Mais ce projet va plus loin en faisant sauter toutes les limites à l'exploitation des apprentis – allant jusqu'au travail de nuit, aux semaines de 40 heures. Mais c'est aussi la limite d'âge qui disparaît, puisque des contrats d'apprentissage pourraient être proposés à n'importe quel âge !

Il y a une cohérence totale entre tous ces projets : destruction de l'enseignement public, fin du droit aux études et, en lieu et place de formation, la surexploitation tout au long de la vie !

 

La responsabilité du BDFN de la FSU, c'est de se prononcer et pour l'abrogation de la loi Vidal, et pour le retrait des projets de réforme Blanquer et sur l'apprentissage. Et la première chose à faire dans ce sens, c'est de refuser toute participation aux « groupes de travail » chargés de mettre ces réformes en place.

 

Enfin, j'ai comme chacun ici pris connaissance de la résolution adoptée par la section académique du SNASUB-FSU d'Aix-Marseille au sujet des concertations organisées par le gouvernement en vue de liquider la Fonction Publique. Le SNASUB d'Aix-Marseille « s'oppose fermement à toute participation de la FSU au Cap 2022 dès lors que l'objectif premier de la réduction des dépenses publiques notamment par l'abandon des missions du service public. Dans ce contexte, il est hors de question de négocier quoi que ce soit ! »

L'introduction à la discussion effectuée par Bernadette Groison elle-même montre que les « groupes de travail » convoqués par le gouvernement n'ont d'autre objectif que d'associer les syndicats à la mise en œuvre de ces objectifs : les 120 000 suppressions de postes, la liquidation de pans entiers de la Fonction Publique, le recours systématiques aux contrats précaires en lieu et place des emplois statutaires, la liquidation de fait des statuts.

Il y a une continuité totale entre les projets de contre-réforme dans l'enseignement et le dispositif CAP 22.

 

C'est pourquoi la FSU doit refuser toute participation aux groupes de travail, et exiger le retrait pur et simple des projets du gouvernement.


Motion adoptée à l'unanimité (36 présents) par les enseignants du lycée Sidoine Apollinaire (Clermont-Ferrand) réunis en heure d’information syndicale le 30 janvier 2018

Les enseignants du lycée Sidoine Apollinaire réunis en heure d’information syndicale le 30 janvier 2018 constatent que le rapport MATHIOT remis au gouvernement a pour objectifs principaux :

 

-          Liquidation du bac comme diplôme national (contrôle continu pesant 40 % dans la note finale) ;

-          Baisse des heures par la modularisation (au total le volume d’enseignement devrait atteindre 25h hebdomadaires soit 3h de moins par rapport au minium actuel en dehors des options) ;

-          Annualisation des services par la semestrialisation (la combinaison des modules qui changent d’un semestre à l’autre et dont le nombre d’heures n’est pas équivalent entraine de facto l’annualisation des services ;

-          Accroissement de l’autonomie des établissements (en les mettant en concurrence et en donnant un vrai rôle au Conseil pédagogique qui serait ouvert aux parents d’élèves) ;

-          Suppression de postes d’enseignants et diminution nette des salaires (par l’effet de la réduction des horaires, de la suppression des heures supplémentaires et de l’annualisation des services).

 

C’est pourquoi les enseignants, face à un tel rapport :

-          Appellent les directions syndicales, et en premier lieu celle du SNES à rejeter clairement le rapport Mathiot dans sa totalité ;

-          Demandent à ces mêmes directions syndicales de rompre la concertation qui ne vise qu’à associer les syndicats à la réforme du bac et du lycée en désarmant les collègues.


Lettre de liaison N° 277 - 28 janvier2018     [Version pdf]

Le rapport Mathiot, remis au gouvernement : liquidation du bac comme diplôme national, baisse massive des heures de cours, nouvelle attaque contre le statut avec en particulier l'annualisation!

 

Blanquer en recevant le rapport a annoncé une concertation, tout en indiquant (France Inter, 28/01) qu’il en reprenait les conclusions.

 

Il faut imposer aux directions syndicales et d'abord à celle du SNES

qu'elles rejettent clairement le rapport

et refusent de participer à la concertation visant à les associer à la contre-réforme !

 

Liquider le bac comme examen national, pour compléter le projet de loi Vidal.

Mathiot a rendu le 24 janvier, le rapport que le gouvernement lui a commandé sur le bac et le lycée. Il y fait un ensemble de recommandations, préparées par le cahier des charges, suivant l’exigence de Macron : liquider le bac. C’est bien dans la perspective de barrer l’accès à l’enseignement supérieur aux élèves issus des milieux les moins favorisés que le rapport a été préparé. Il vise à rompre le cadre national de l’examen. En effet, il introduit 40 % de la note finale à des évaluations faites dans les établissements eux-mêmes. Quelle que soit la forme de cette évaluation locale, la concurrence entre établissements ne pourrait qu’être renforcée. Pour avoir une chance d’accéder au supérieur, à travers parcoursup, il vaudra mieux avoir passé le « bac » dans certains établissements que dans d’autres.

A côté de cela, 60 % de la note correspondrait aux quatre épreuves, plus le bac de français anticipé. Deux épreuves dites majeures, seraient passées et corrigées suffisamment tôt dans l’année, pour être intégrées à parcoursup. Deux autres épreuves se passeraient en juin, la philosophie, et le "grand oral" " pluridisciplinaire". Cette épreuve n'a rien à voir avec l'évaluation d'acquisitions de connaissance. Elle a un caractère largement idéologique (il était question de l'affubler de l'adjectif "républicain" !), et il est prévu d'introduire dans le jury une "personnalité" extérieure (patron ? représentant d'association cléricale ? etc.). Le rapport prévoit d’ajouter encore au bac lui-même une sorte de « supplément au diplôme » ou « portefeuille de compétences et d’expérience », toujours pour s’adapter aux attendus des établissements du supérieur. Enfin la suppression des épreuves de l’oral de rattrapage, au profit de l’examen approfondi du livret scolaire renforce le caractère local du diplôme.

On le voit, un poids considérable est donné au local, faisant éclater le cadre national du diplôme, et dans la perspective avouée où celui-ci ne permet plus d’accéder réellement à l’enseignement supérieur, mais au contraire dans le sens où il faut passer à travers la moulinette de la sélection de parcoursup et des attendus universitaires.

L’organisation modulaire, un coin pour supprimer heures, postes, et accentuer l’autonomie des établissements.

La commission Mathiot, ne se limite pas à la question du bac, mais fait ses propositions pour une nouvelle contre-réforme du lycée. La modularité étant l’axe principal, c’est une machine à supprimer des heures d’enseignement. Ainsi en seconde, le volume maximal est fixé à 25 heures au premier semestre, pour les matières de l’Unité Générale (UG), français, anglais, hist géo, lv2, ses, maths, sciences (pc et Svt), EPS. Le volume correspond au tronc commun actuel, mais il faut y ajouter les SES. Au second semestre, l’unité générale ne représente plus que 19 heures, sciences et SES en disparaissant, et les élèves doivent choisir deux majeures pour 7 heures dans l’Unité d’Approfondissement et de Complément (UAC). Une option reste possible. En première et terminale, le total des heures ne dépassera pas 27 heures (en dehors des options), pour 29 à minima actuellement. Le rapport étant le suivant, 15 heures en UG, et 12 heures en UAC pour la première. En Terminale c’est l’inverse, 15 heures en UAC, et 12 heures en UG. Il faut ajouter à cela, que les UAC, composées de 10 couples de matières dites majeures peuvent être choisies et changées dans le cursus d’un semestre à l’autre. Les établissements sont aussi incités par le rapport à être inventifs pour faire des propositions locales, pour associer des matières qui ne le sont pas.

On le voit, M. Mathiot et sa commission ne sont pas avares de propositions, avec des conséquences importantes, sur les groupes classes, sur les parcours, le profilage des élèves, l’organisation administrative de l’année, le fonctionnement dans le cadre de la concurrence entre les établissements : le rapport l’indique, pour une bonne application, une autonomie accrue des établissements est nécessaire. Le rapport inclut d'ailleurs la nécessité de donner un "vrai" rôle au Conseil pédagogique, en évoquant son ouverture aux parents d'élèves qui deviendraient donc donneurs d'ordre au moment où le contrôle continu exposera les profs aux pressions et harcèlements de toute sorte !

Une brutale attaque contre le statut des enseignants et en particulier l'annualisation des services

Semestrialisation, UAC, UG, les propositions de Mathiot ont des conséquences sur le statut des enseignants. L'organisation semestrielle des enseignements implique forcément l'annualisation. L'annualisation, c'est à la fois une surcharge horaire considérable pour les enseignants, mais également une diminution nette des salaires pour la grande majorité d'entre eux du fait de la disparition de fait des heures supplémentaires ! Mathiot propose des services variables définis par des fourchettes (13 à 17 heures, 16 à 20 heures), ou un décompte annuel des heures de cours à fournir.

En tout état de cause, le renforcement de l’autonomie des établissements est souhaité, notamment pour permettre l’organisation des examens semestriels, dont les conseils pédagogiques seraient les arbitres, ou force de proposition pour les UAC et les unités d’accompagnement (heures dédiées à l’orientation). C’est donc bien le rôle du chef d’établissement qui est renforcé sur le travail des enseignants. Ces propositions sont donc parfaitement compatibles avec les rappels répétés de Blanquer au recrutement local des enseignants.

Suppression d’heures d’enseignement, annualisation des services, le rapport Mathiot s’inscrit à sa manière dans les objectifs de suppression de postes de fonctionnaires fixés par Macron pour le quinquennat.

Face à un tel rapport, quelle issue ?

La contre-réforme du lycée préparée par le rapport Mathiot est inséparable de l'ensemble de l'offensive gouvernementale contre le droit de la jeunesse à l'instruction et à la culture. D'un côté la loi Vidal vise via les "prérequis" à interdire l'accès à la poursuite d'études à des dizaines de milliers de lycéens. De l'autre la "réforme de l'apprentissage" met sous la coupe exclusive des patrons l'ensemble de la formation professionnelle. Aux diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, il s'agit de substituer des certificats de compétences vérifiant l'"employabilité" des jeunes sur le marché local du travail. C'est la voie à l'exploitation sans frein de toute cette fraction de la jeunesse interdite de poursuite d'études.

Combattre pour le retrait du projet de contre-réforme du lycée, c'est donc à la fois défendre notre métier, notre statut, et en même temps le droit de la jeunesse à l'instruction, à la culture, à l'acquisition de diplômes nationaux et reconnus.

La première condition est d'obtenir de toutes les directions syndicales, en premier lieu de celle du SNES qu'elle rejette le rapport Mathiot dans sa totalité. Tel n'est pas le cas à ce jour. Après avoir pourtant déclaré, il y a quelques jours que le rapport était « inacceptable », la direction du Snes n’a pas exigé son retrait.

La seconde condition est d’obtenir que l’ensemble des directions syndicales rompent la concertation qui ne vise qu’à associer les syndicats à la contre-réforme en désarmant les collègues. La direction du Snes semble s’apprêter tout en maugréant sur le cadre contraint du dialogue social, à entrer dans les discussions qui doivent permettre au gouvernement de faire ratifier ses choix dès le 14 février. Blanquer a indiqué sur France Inter (28/01) le cadre et le résultat de la concertation : "Ce qui est certain c'est que l'ossature est de quatre épreuves terminales et le reste en contrôle continu". La fonction assignée à la concertation est donc sans fard de réaliser le programme du gouvernement.

Dans les assemblées générales qui se tiennent dans les établissements, par le biais d’adresses aux dirigeants contresignés massivement, par tous les moyens appropriés, nous invitons les collègues à faire valoir cette position.

C’est aujourd’hui le meilleur moyen de préparer la mobilisation de toute la profession dans l’unité avec les jeunes et les parents d’élèves pour mettre en échec le gouvernement. Dresser la profession dans l’unité pour le rejet de la contre-réforme, Cela ne peut consister à multiplier les journées d’actions disloquées (appel de FO le 1er février, appel du SNES le 6 février pour "peser sur les discussions", etc.)


On nous communique:

Prise de position du CS du SNUipp-FSU 63

 

Le 12 décembre 2017, le Maire de Clermont-Ferrand annonce officiellement le maintien à 4,5 jours de classe après avoir consulté les associations de parents d'élève et les directeurs et directrices d'écoles ;

 

Le 21 décembre 2017, la communauté urbaine du Grand Reims annonce acter le retour à 4 jours après avoir consulté les familles…

Cette liste non exhaustive montre les conséquences néfastes des différentes réformes des rythmes scolaires de ces dernières années.

La question centrale n'est pas de se positionner pour un rythme à 4 jours ou un rythme à 4,5 jours ou de veiller à ce que les différents décrets soient respectés.

Ce que mettent en évidence ces quelques exemples est que ces différents décrets permettent à chaque municipalité de choisir son rythme et ainsi  d'imposer aux enseignants leurs horaires de travail.

Le décret Blanquer renforce la main mise des collectivités locales sur l'enseignement primaire au détriment d'un véritable cadrage national, poursuivant ainsi une  politique initiée dès 2008 par Xavier DARCOS .

 

Il est aujourd'hui, et plus que jamais important de réaffirmer notre position. Le SNUipp-FSU 63  se prononce :

- pour la fin des APC et la fin de la mise sous la tutelle des collectivités territoriales des enseignants du primaire,

- pour un véritable  cadrage national de l'enseignement primaire,

-  pour que le SNUipp-FSU exige le retrait des décrets Blanquer, Hamon, Peillon.

 

Le CS du SNUipp-FSU 63  décide de communiquer cette prise de position à tous les syndiqués, à l'ensemble des écoles primaires du département et lors du prochain conseil national.


46ème congrès du SNCS-FSU    (29 novembre - 1 décembre 2017)

Compte Rendu Front Unique

Ce congrès du SNCS-FSU s’est tenu alors que le gouvernement Macron-Philippe multiplie les coups contre les acquis du mouvement ouvrier et de la jeunesse. Son programme action publique 2022 a ouvertement pour objectif de réduire drastiquement les dépenses publiques, de privatiser des pans entiers de la Fonction Publique.  Deux projets sont emblématiques de la politique du gouvernement contre l’'Enseignement Supérieur et  la Recherche (ESR) : le projet de loi Vidal de sélection à l’entrée de l’université, et celui dit du « droit à l’erreur » qui devrait donner la possibilité à Macron de changer par ordonnances le statut des établissements de l’ESR.

Les interventions de plusieurs délégués ont démontré combien les organismes de recherche et leurs personnels étaient directement concernés. Tout comme s’est exprimée avec force la détérioration des conditions de travail sur le terrain,  conséquences des contre-réformes déjà mises en place orchestrant la concurrence à tous les niveaux et la précarité. Ces interventions ont constitué de fait une véritable plaidoirie contre ces politiques et mettaient au cœur du congrès la nécessité pour le SNCS de les combattre avec la plus grande détermination et  de jouer ainsi son rôle de syndicat.

Mais clairement ce n’était pas l’objectif de la direction du SNCS. Alors même que la stratégie du gouvernement est d’utiliser le dialogue social pour « co-construire » ses contre-réformes, dès son discours introductif, P. Monfort, le secrétaire général, a indiqué que le SNCS devait être « un  syndicat de propositions». Ainsi une grande partie du congrès a été consacrée à la rédaction et l’adoption de 3 textes fleuves (« Travail dans la recherche, précarité, liberté, droits, primes, statuts », « Organisation de la recherche », « Sciences et société : des rapports ambivalents, à clarifier d’urgence »). Toute condamnation de la politique du gouvernement Macron-Philippe-Vidal en a été méthodiquement exclue pour être en tout point dans la ligne d’un « syndicalisme de propositions » et compatible avec le dialogue social. Ce n’est que 2 h avant la fin du congrès que la position du syndicat sur les projets du gouvernement  a été abordée à travers le vote sur les motions déposées  par les congressistes et notamment par notre courant.

Notre courant Front Unique en commun avec La Voie de la Résistance Syndicale a dénoncé ces contre-réformes réactionnaires. Nous avons défendu la nécessité que la direction du SNCS rompe le dialogue social qui pave le chemin de l'offensive du gouvernement, et réalise le front uni des organisations syndicales de l’ESR pour les combattre. Comme l’indiquent les éléments ci-dessous, cette orientation a reçu un écho certain tout au long du congrès et de sa préparation. Tout d’abord il faut souligner les bons résultats de notre liste dans le vote sur les textes d’orientation et ce  malgré des conditions peu favorables (aucun de nos textes n’est diffusé à l’ensemble de syndiqués qui connaissent notre orientation seulement à travers le texte d’orientation soumis au vote). Nous avons obtenu 10% des voix et nous avons donc deux représentants à la nouvelle commission administrative (CA) du SNCS. Ce compte rendu résume nos principales interventions.

 


Lettre de liaison N° 276 - 4 décembre 2017       [Version pdf]

Le gouvernement Macron-Philippe-Blanquer lance une offensive visant à liquider le bac comme diplôme national et une réforme du lycée et permettant de supprimer des milliers d’heures et de postes.

La responsabilité des dirigeants syndicaux, en premier lieu de ceux du SNES, c’est de se prononcer contre la liquidation du bac comme examen national, et de cesser toute participation à la mission Mathiot.

 

Liquidation du bac, l’objectif du gouvernement.

Le bac comme examen national anonyme et premier grade universitaire, a permis à des générations de lycéens d’entrer à l’université et d’accéder aux études supérieures. C’est à cela que s’attaque le gouvernement. Après le plan étudiant, qui introduit les prérequis, et donc rompt dans la réalité avec le principe du bac donnant accès de droit à l’université, le gouvernement a lancé une nouvelle concertation, ouverte le 13 novembre : la mission Mathiot, dont le but est de réduire les épreuves dites « terminales » à quatre, et de mettre en place le contrôle en cours de formation pour toutes les autres. Les comptes-rendus des audiences des organisations syndicales, mais surtout des associations de professeurs de matière permettent d’y voir plus clair. Deux épreuves dites de « spécialité » seraient passées en février, et prises en compte dans l’orientation et « parcoursup », l’outil de sélection du plan étudiant. En fin d’année, deux épreuves dites « universelles », seraient organisées, une épreuve de philosophie, et un grand oral, sorte de méga-TPE, pluridisciplinaire. Le reste serait donc en Contrôle en cours de formation (CCF). Cette organisation ouvre à la semestrialisation des enseignements, et à l’annualisation des services des enseignants. Elle aurait pour conséquence une énorme surcharge de travail pour les enseignants, et les exposerait à toutes les pressions sur l’évaluation, de la hiérarchie ou des familles. Le contenu de l’examen est drastiquement déqualifié, notamment son contenu disciplinaire, et tout ce qui est remis au CCF rompt le caractère national de l’examen. La valeur de l’examen dépendrait plus du lycée dans lequel on est inscrit que des résultats eux-mêmes, il en va de même pour la possibilité de s’inscrire dans le supérieur. La concurrence généralisée entre établissements, entre public et privé, est l’horizon de cette réforme.

Objectif, suppressions de postes.

Les audiences, notamment des associations, et le compte-rendu qu’elles en font, montrent les enjeux : le rang des matières, leurs horaires, les postes. L’association des professeurs de philosophie crie victoire, en disant faire partie des épreuves « universelles ». Celle des professeurs de biologie et de géologie annonce que la SVT est maintenue en seconde, tandis que celle des professeurs de SES croit savoir que les filières sont maintenues, ce que personne ne peut encore affirmer à cette date. C’est la foire d’empoigne entre les matières. Le lycée général et technologique, avec ses filières, ses options, le nombre de matières passées à l’examen, donc enseignées, est le niveau d’enseignement le plus coûteux. La réforme du lycée qui accompagne le nouvel examen est donc un plan de suppression d’heures d’enseignement et de postes. D’ailleurs le budget 2018 est le concentré de cette politique : le Café pédagogique du 29 novembre annonce l'« effondrement » des postes ouverts à tous les concours, capes, agrégation. La semestrialisation et l’annualisation ouvrent aussi des perspectives en gains de postes, et cette dernière est réclamée depuis très longtemps par la cour des comptes afin de faire faire les remplacements aux enseignants en poste. Enfin, la fin des filières permettrait de « rationnaliser » les « classes » en les bourrant au maximum. Quant aux séries technologiques, on ne sait rien actuellement. Pour autant la mission Mathiot aura des conséquences sur l’ensemble du lycée.

 

Une méthode : la concertation.

Comme toutes les mesures prises par le gouvernement Macron-Philippe, la liquidation du bac comme examen national passe par la concertation. Après les 55 réunions du mois de septembre et d’octobre ayant accouché du plan étudiant, la mission Mathiot ouverte le 13 novembre doit rendre un rapport en janvier. S’ouvrira alors une dernière phase de concertation avant adoption, et mise en œuvre à la rentrée 2018. Mathiot l’a indiqué lui-même à certaines associations qui participent à la concertation : on peut discuter de tout, mais il y a deux impératifs, quatre épreuves terminales et le contrôle en cours de formation. Bref, on peut discuter de ce que l’on veut, à partir du moment où les décisions prises s’appliquent. Il n’est donc pas besoin d’être devin pour savoir que le rapport Mathiot en janvier conclura à la nécessité de remplacer l’examen actuel par un examen avec entre « trois et cinq » épreuves terminales et du contrôle en cours de formation. D’ailleurs Claire Guéville, chargée du dossier au Snes, a déclaré à propos de la concertation « tout semble fermé ou presque » (L’étudiant, Educpros.fr). La marche inexorable du gouvernement passe par la préparation de ses contre-réformes ravageuses dans le cadre feutré des rencontres avec les directions syndicales, tandis que les enseignants sont maintenus dans l’ignorance de ce qui se prépare, jusqu’au moment de l’annonce, voire de l’application. C’est le cas pour le plan étudiant, même pas voté, mais déjà appliqué par la mise en œuvre des fiches avenir, la nomination d’un deuxième professeur principal en terminale. Il faut rompre avec cette mécanique bien huilée.

La responsabilité des directions syndicales : rompre avec le gouvernement.

La position de la direction d’une organisation syndicale prétendant défendre l’enseignement public et les enseignants, ne peut être de réclamer plus de temps pour faire ses propositions, quand on connaît à l’avance le résultat de la concertation. La position de la direction d’une organisation syndicale ne peut être, comme le fait la direction du Snes, le 30 novembre, dans une conférence de presse avec les dirigeants du Snuep et du Snetap, de faire elle-même la proposition de simplifier le bac, en tirant au sort les épreuves, ou en les raccourcissant, ce qui revient à légitimer par avance l'offensive du gouvernement. Si le bac a été dévalorisé depuis des années, il s’agit cette fois de liquider tout ce qui le caractérise depuis des décennies, donc la responsabilité de la direction des syndicats d’enseignants, devant l’offensive qui est menée, est de le défendre inconditionnellement ! Il faut défendre le bac, parce que c’est un examen national anonyme. Il faut défendre le bac car c'est son existence comme examen terminal constitué d'épreuves disciplinaires qui détermine l'existence même des disciplines auxquelles sont affectés des horaires et des programmes nationaux. Qui peut croire une seconde que le gouvernement veut « muscler » le bac, ou revaloriser l’examen ?  Il s’agit au contraire de le transformer en un super-brevet. Dans ces conditions les dirigeants syndicaux, en particulier ceux du Snes, doivent donc déclarer publiquement : défense inconditionnelle du bac !

Dans ces conditions il ne peut être question de continuer à jouer la pantomime du dialogue social, dont le résultat est connu d’avance. Les dirigeants syndicaux, en particulier ceux du Snes, doivent donc rompre avant la fin de la commission le 13 décembre, ils doivent mener campagne en direction des enseignants, afin de permettre de préparer les conditions de la mobilisation nécessaire à la mise en échec d’un tel plan.

Les militants du courant Front Unique  agiront partout pour contribuer à l'organisation des collègues visant à  imposer aux directions syndicales :

- qu'elles se prononcent pour la défense inconditionnelle du bac comme premier diplôme universitaire, examen national terminal anonyme sur la base d'épreuves disciplinaires

- pour la défense des programmes et horaires nationaux de toutes les disciplines, contre toute suppression de postes

- pour la rupture immédiate  de la participation à la mission Mathiot, contre toute concertation avec le gouvernement visant à la liquidation du bac.

Le courant Front Unique constitue une liste pour le renouvellement des instances nationales de la FSU, intégrant en particulier les objectifs ci-dessus. Le règlement  intérieur de la FSU tend à ériger un obstacle  considérable à la présentation d'une telle liste en imposant un nombre minimum de 150 noms. Si vous êtes syndiqué d'un syndicat de la FSU, et que vous pensez que le point de vue ci-dessus doit pouvoir s'exprimer, vous pouvez nous aider en vous portant candidat sur notre liste. Prenez contact avec un militant Front Unique de votre connaissance ou remplissez l'acte de candidature, et renvoyez nous le à l'adresse indiquée.