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Intervention Front Unique au BDFN de la FSU du 26 juin 2017

Bernadette Groison (secrétaire Générale de la FSU, ndlr) vient de nous dépeindre la situation politique issue des dernières élections sous un jour particulier, puisqu’il s’agirait de se féliciter des résultats limités du FN. Je ne partagerai pas son enthousiasme: le premier bilan que l’on peut et doit tirer des élections législatives, c’est celui d’une défaite électorale majeure, une nette aggravation de la défaite constituée par le résultat du premier tour des élections présidentielles.

Les listes et partis représentant la bourgeoisie française – LREM, LR, MODEM, UDI, divers droite et FN -  qui ont tous en commun la volonté acharnée de faire payer la crise aux travailleurs, cumulent plus de 76% des suffrages exprimés. Ils disposent d’une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale et entendent bien, pour la grande majorité d’entre eux, appuyer le gouvernement Macron-Philippe qu’on ne peut qualifier autrement que comme le gouvernement du CAC 40 et de la marche à l’Etat policier.

Les partis issus du mouvement ouvrier, PS et PCF, cumulent à peine 10% des exprimés.

Ce qui explique cette défaite aggravée, c’est précisément le fait que, sous prétexte de “faire barrage au FN”, ces partis, mais aussi la totalité des dirigeants des organisations syndicales, dont la FSU, ont en réalité apporté leur soutien à Macron. Ils ont en quelque sorte annoncé par avance qu’ils ne sauraient être considérés comme une opposition face à Macron et à sa politique. Voilà les racines de l’abstention massive dans les quartiers populaires: par millions, travailleurs et jeunes ont été exclus de ces élections.

Macron, de son côté, a immédiatement pris appui sur le “front républicain” pour engager une offensive d’une extrême brutalité contre les travailleurs et la jeunesse, de la destruction du droit du travail et des protections associées pour les travailleurs jusqu’au droit aux études supérieures pour les bacheliers. Il faut le dire: les conséquences de ce “front républicain” perdurent aujourd’hui, à travers la participation zélée des dirigeants syndicaux au “dialogue social” sur tous ces projets ultra-réactionnaires.

Au coeur de cette offensive, il y a les projets d’ordonnances prévus pour décupler les conséquences de la loi El Khomri. Rappelons-le: les dirigeants de la CGT, de FO, de la FSU se sont prononcées un temps pour le retrait de ce qui était le projet de loi El Khomri. Pourtant, la “loi El Khomri puissance 10” qui a été promise en ces termes par Macron ne soulève pas aujourd’hui les mêmes réactions, loin s’en faut: tous s’inscrivent dans le cadre des “concertations” programmées pour permettre à Macron d’agir dès septembre!

Qu’on m’explique pourtant ce qui est “négociable” du point de vue d’une organisation syndicale: est-ce le “contrat de projet” incluant dès sa signature tous les motifs de licenciement que le patron pourra invoquer, autrement dit la négation du CDI? Est-ce la possibilité d’accroître les possibilités de recours au travail précaire? Est-ce le plafonnement a minima des indemnités de licenciement? Est-ce la possibilité de faire primer l’accord d’entreprise même minoritaire sur l’accord de branche?

Rien de tout cela ne devrait être négociable pour une organisation syndicale! Le simple fait de participer aux concertations, c’est déjà donner à Macron un soutien essentiel dans son offensive au pas de charge!

La même situation existe dans l’enseignement public. Le nouveau ministre Blanquer vient de présenter deux projets de décrets au Conseil Supérieur de l’Education: sous couvert de “revenir” sur la “réforme” dite des “rythmes scolaires” et sur la “réforme” des collèges, ces projets en confirment le coeur et en aggravent même sensiblement les conséquences désastreuses.

Dans le premier degré, sous couvert de “débat” sur la semaine de 4 jours ou 4,5 jours, en réalité l’organisation de la semaine d’enseignement est totalement placée sous la coupe des maires, communes par commune. Cela conduit à la pulvérisation de tous les cadrages nationaux, des obligations de service des enseignants, des horaires nationaux pour les enfants. Comment expliquer que la direction du SNUipp soit allée jusqu’à voter pour ce texte?

Au collège, sous couvert d’assouplir les contraintes en matières d’”enseignements pédagogiques interdisciplinaires”, en réalité l’autonomie des établissements sous la tutelle des chefs d’établissements sortirait encore renforcée de la publication du décret Blanquer. Dès cette année, en l’absence de position claire du SNES au niveau national, dans de très nombreux établissements, la question de la répartition des maigrelettes “heures de marge” réparties au gré du chef d’établissement ont conduit les équipes disciplinaires à s’affronter pour récupérer un peu de ce qu’elles ont perdu avec la réforme Vallaud-Belkacem. Blanquer entend aller encore plus loin en laissant entendre que les classes bi-langues supprimées par Vallaud-Belkacem “pourraient” être restaurées… en prenant sur ces mêmes marges! Le rôle du syndicat, c’est d’organiser le combat uni et national de tous les enseignants pour obtenir les postes et les moyens nécessaires: le projet de décret Blanquer, c’est l’exact contraire! Comment la direction du SNES a-t-elle pu s’abstenir sur ce projet?

Plus encore, Blanquer a annoncé une contre-réforme du baccalauréat dont les objectifs sont cousus de fil blanc – à tel point que même une publication proche du SGEN-CFDT, le Café pédagogique, l’a souligné: il s’agit de liquider le statut du baccalauréat comme premier grade universitaire, ouvrant aux bacheliers le droit de poursuivre leurs études dans la filière de leur choix. C’est l’objectif sur lequel Devaquet s’est cases les dents en 1986, celui que Fillon a dû abandonner en 2005. Dans la presse du SNES: pas un mot pour dénoncer cette offensive!

Ainsi, à tous les niveaux, le “dialogue social” sur les projets du gouvernement Macron-Philippe aide ce dernier à avancer à grande vitesse. Mais le gouvernement avance sur deux jambes: en parallèle au “dialogue social”, il y a la matraque, la répression, l’offensive frontale contre les libertés démocratiques et la marche accélérée à l’Etat policier.

Le gouvernement vient ainsi de prolonger une fois de plus l’”état d’urgence”. Mais à vrai dire, son projet de “loi anti-terroriste” pourrait rendre d’autres prolongations à l’avenir. En effet: ce projet ferait passer dans le droit commun la plupart des mesures dites d’”exception” et les pouvoirs extraordinaires attribués à la police. Ainsi, les policiers pourraient perquisitionner ou assigner à résidence n’importe qui sans même avoir à passer par un juge pour ce faire – c’est-à-dire de manière immédiate. On n’est vraiment pas très loin des mesures employées par Mohammed VI pour incarcérer les dirigeants des manifestations populaires qui secouent actuellement le Rif marocain! Et précisément: même des organisations telles que la LDH ou Amnesty International soulignent que l’immense majorité des mesures prises l’ont été contre des militants syndicaux ou politiques.

Ce qui est menacé, c’est le droit de manifester, c’est le droit de grève, c’est le droit de se réunir et de s’organiser pour les travailleurs et la jeunesse. Pour le gouvernement Macron-Philippe, il s’agit d’interdire par avance que les travailleurs et la jeunesse ne s’engagent pour défendre leurs acquis et leurs droits élémentaires face à l’offensive qui se prépare. Le vote du projet de loi « anti-terroriste » signifierait le passage immédiat à l’Etat policier en France.

La direction de la FSU doit cesser de soutenir ce gouvernement en participant aux « concertations » sur sa politique ultra-réactionnaire. La première responsabilité de la FSU, c’est aujourd’hui de se prononcer clairement pour le retrait du projet de loi « anti-terroriste », et d’appeler à l’unité la plus large avec les autres organisations syndicales pour ce faire.


Supplément à la lettre de liaison N°270 - 29 juin 2017

Défense du statut des Professeurs d’Ecole !

Non à la mise sous la tutelle des collectivités locales des Professeurs d’Ecole !

Non à l’inégalité des enfants quant au droit à l’instruction !

Pour le retrait du décret Blanquer sur les "rythmes scolaires" ! Pour que soit rompu le soutien de la direction du SNUIPP à ce décret !

 

Les professeurs d’école apprennent en ce moment quelle sera l’organisation du temps scolaire de leur école, leurs obligations de service, les horaires des enfants. Partout on les invite à une discussion piégée : pour ou contre les 4 jours, pour au contre les 4 jours et demi, etc. Mais en réalité, il s’agit de camoufler l’essentiel, à savoir : le décret Blanquer remet totalement la décision quant à l’organisation du service des Professeurs d’École entre les mains des maires, des présidents de communautés de commune, accessoirement des Conseils d’École (où sont présents représentants des collectivités locales et des associations de parents d’élève). Le décret Blanquer par conséquent est un pas supplémentaire dans le sens de la mise sous tutelle des PE, un pas supplémentaire dans le sens de la remise en cause de leur statut de fonctionnaires d’État, dont les services sont définis identiquement dans tout le pays, comme il est un pas supplémentaire dans le sens de l’inégalité des enfants devant l’instruction. C’est de ce point de vue que la motion adoptée par le CS du SNUIPP 63 a toute son importance.

 

Le conseil syndical du SNUipp-FSU 63 réuni le 13 juin 2017 se prononce :

- pour une véritable définition nationale des obligations de service des enseignants et des horaires des élèves.

- pour la fin des APC et la fin de la mise sous la tutelle des collectivités territoriales des enseignants du primaire,

- pour que le SNUipp-FSU retire son soutien au projet de décret Blanquer et en exige le retrait.

Motion adoptée à l'unanimité.

 

Le représentant du courant Front Unique est intervenu pour défendre l’adoption de cette motion :

Après le décret Peillon de 2013 qui donne le droit aux municipalités de définir localement les horaires des écoles au mépris des conditions de travail des enseignants et au mépris des élèves ;

Après le décret Hamon de 2014 qui offre aux municipalités le droit de déroger au décret Peillon renforçant ainsi la multiplication d'horaires différents entre les écoles au sein d'un même secteur de collège, d'une même circonscription…

Le 8 juin dernier a été soumis à l'approbation du Conseil Supérieur de l’Éducation le décret Blanquer 2017 qui prévoit de donner le droit aux municipalités de revenir à la situation d'avant 2013 : la semaine de 4 jours.

C’est avec l’appui apporté par les représentants du SNUipp et de la FSU à son projet lors du CSE du 8 juin que le gouvernement Macron-Philippe a pu publier le décret Blanquer au Journal officiel le 28 juin.

Ce décret n'est que l'aboutissement de la politique visant à mettre à bas la définition nationale des obligations de service des enseignants et des horaires des élèves, politique initiée dès 2008 par Xavier DARCOS.

C'est un aboutissement car ce décret permet de revenir à la situation de départ (la semaine de 4 jours) sans pour autant revenir sur les organisations précédentes.

Ainsi, avec ce nouveau décret, chaque école aura le choix entre au moins 5 organisations différentes de la semaine scolaire :

- 4 jours sur 36 semaines (décret Darcos/Blanquer)

- 8 demi-journées avec une journée de classe supérieure à 5h30 et le samedi matin à la place du mercredi ;

- les 4,5 jours du décret Peillon,

- les 8 demi-journées du décret Hamon,

- la semaine de 4 jours avec moins de 24h d'enseignement et un rattrapage sur les vacances…

Voire même une 6ème organisation possible prônée par le sénat qui, dans son rapport sur les rythmes scolaires, préconise non seulement le raccourcissement des vacances scolaires mais aussi un aménagement spécifique des rythmes scolaires en maternelle.

Le vote « POUR » des représentants du SNUipp-FSU lors du CSE du 8 juin donne au nouveau ministre l'appui de la première organisation syndicale du primaire pour mener à bien la casse de la définition nationale des obligations de service et des horaires des enfants.

Ce que le SNUipp-FSU doit exiger c'est :

- la fin des APC,

- la fin de la mise sous la tutelle des collectivités territoriales des enseignants du primaire,

- le retour à une véritable définition nationale des obligations de service des enseignants et des horaires des élèves,

et pour ce faire le préalable est que le SNUipp-FSU retire son soutien au décret Blanquer et en exige le retrait.


 Le courant Front Unique communique cette importante prise de position du SNUIPP des Bouches du Rhône

Motion : Retrait des projets Macron, retrait du projet de réforme du code du travail

 

Les premiers projets ou annonces du gouvernement confirment le contenu profondément antisocial du programme Macron :

 

ü  Le gouvernement entend adopter une nouvelle réforme du code du travail par ordonnances d’ici le 20 septembre. Il s’agit d’aller encore plus loin que la loi El-Khomri : Elargissement à d’autres thématiques (contrat de travail, durée du travail, salaires ?) de la primauté des accords d’entreprises aux accords de branche, référendums d’entreprises à l’initiative des employeurs, regroupement des instances représentatives des personnels, barème obligatoire et plafonnement des indemnités aux prudhommes …

 

ü  Le ministre de l’action et des comptes publics, G.Darmanin annonce un recours plus important au recrutement sous contrat. Il indique vouloir scinder le point d’indice suivant le versant de la fonction publique dans l’objectif d’en finir avec un instrument qui unifie tous les fonctionnaires.

Au-delà, le gouvernement Macron-Philippe prévoit 60 milliards d’économies, la suppression de 120000 postes, la poursuite du gel des salaires et le rétablissement du jour de carence.

 

ü  Le gouvernement annonce la suppression des cotisations salariales chômage et maladie et leur remplacement par la hausse de la CSG dès le 1er janvier 2018, soit une attaque d’envergure contre la sécu. Une nouvelle réforme des retraites est à l’ordre du jour, avec la volonté d’arriver à un système par points et d’en finir avec le code des pensions en particulier.

 

ü  En cohérence avec le reste, il s’agit d’aggraver la logique de territorialisation de l’enseignement. Le décret sur les rythmes scolaires et l’arrêté collège en attestent.

D’autres mesures sont en préparation : évaluation des établissements tous les 3 ans, accentuation nette de l’autonomie des établissements (vers le recrutement local ?) remise en cause du baccalauréat …préparant ainsi la sélection à l’entrée de l’université.

 

Pour le SNUipp-FSU13, la cohérence et la dangerosité des mesures à venir ne fait aucun doute : sur tous les terrains, il s’agit de s’en prendre aux acquis, droits collectifs et statuts des salariés et de la jeunesse pour aller vers l’individualisation et baisser le « coût du travail ».

 

Qui peut croire qu’il y aurait la moindre marge de manœuvre ? Les concertations déjà initiées par Macron ont pour seul but de désarmer les résistances et les mobilisations, afin de faire voter les ordonnances avant la fin de l’été.

 

Le SNUipp-FSU13 estime que la défense des revendications, du code du travail, du statut, de la Sécu, implique d’affronter ce gouvernement et de dénoncer l’imposture des « concertations » avec celui-ci. Informer largement sur la réalité de cette offensive est nécessaire.

Le conseil syndical considère qu’il est de la responsabilité du SNUipp-FSU et de la FSU de se prononcer clairement contre ce programme d'attaques du gouvernement, de déclarer qu’il ne saurait constituer une base de discussion, d'exiger le retrait de ces mesures à commencer par le projet de réforme du code du travail.

Tout doit être mis en œuvre pour que se réalise l'unité syndicale (CGT, FSU, FO, Solidaires…), dès aujourd'hui et sur ces bases, ouvrant la voie à la mobilisation la plus large.


 

Motions présentées à la CA du SNES Clermont le 19 juin 2017 

Motion FU loi de sécurité publique

 

La CA du Snes de Clermont, réunie le 19 juin, considérant que la nouvelle prolongation de l’état d’urgence constitue une atteinte aux libertés fondamentales) qui n’a que trop duré, renouvelle sa position : levée immédiate de l’état d’urgence.

La CA du snes de Clermont, considère que le projet de loi de sécurité publique, annoncé par le gouvernement Macron-Philippe, qui consiste à faire passer les mesures d’exception de l’état d’urgence dans le droit courant, à ce titre, la condamne et la rejette.

La Ca du Snes, se prononce pour que le syndicat reprenne mène une campagne publique à ce sujet

Adoptée à l’unanimité

 

 

Motion  FU Maroc

La Ca du Snes de Clermont condamne les arrestations des dirigeants et militants du mouvement du Rif au Maroc, et se prononce pour leur mise en liberté immédiate, en particulier Nasser Zefzafi. La Ca du snes de Clermont se prononce pour que le demande qu’un rassemblement soit organisé l’unité à l’ambassade du Maroc, pour la libération immédiate des militants arrêtés.

Adoptée à l’unanimité

 

 

Motion Collège

La CA du Snes de Clermont, considère que les annonces faites par le ministre Blanquer sur la réforme des collèges sont en réalité l’approfondissement de la logique même de la réforme des collèges, qui casse le cadre national des horaires et des programmes.

Pour toutes ces raisons, la CA du Snes de Clermont, en défense du caractère national des horaires et des programmes, rappelle que sa position reste l’abrogation de la réforme des collèges et se prononce pour contre « l’aménagement de la réforme » annoncé par le gouvernement.

Pour 2, contre 10, NPPV 2


Motion du conseil syndical du SNUipp-FSU 63 réunit le 13 juin 2017

Le conseil syndical du SNUipp-FSU 63 réunit le 13 juin 2017 se prononce :

- pour une véritable définition nationale des obligations de service des enseignants et des horaires des élèves.

- pour la fin des APC et la fin de la mise sous la tutelle des collectivités territoriales des enseignants du primaire,

- pour que le SNUipp-FSU retire son soutien au projet de décret Blanquer et en exige le retrait.

Adopté à l'unanimité des 9 présents.


 

 Lettre de liaison N° 270 - 25 mai 2017  [Version pdf] 

Conseil national de la FSU des 16 et 17 mai 2017

 

Au CDFN de la FSU, les représentants du courant Front Unique ont combattu pour que la direction de la FSU refuse toute concertation, tout dialogue social avec le gouvernement Macron-Philippe, gouvernement de guerre contre les acquis des travailleurs.

 

Introduction

C’est à la fin du CDFN que la composition du gouvernement Macron-Philippe a été annoncée. Bien sûr, tant le programme de Macron que le choix de Philippe, membre du parti LR, donnaient clairement la nature du nouveau gouvernement : un gouvernement au service de la bourgeoisie ayant comme tâche de s’en prendre aux acquis des travailleurs, des chômeurs, des jeunes, des retraités… Il est éclairant que la première tâche que se fixe le nouveau pouvoir est d’accentuer la liquidation du Code du travail, c’est-à-dire de parachever la loi El Khomri. La composition du gouvernement n’a fait que confirmer ces objectifs. Confier Bercy à Le Maire, celui qui lors des primaires des partis LR et UDI, avait voulu doubler Fillon sur « sa droite », choisir Blanquer, bras droit de De Robien et Chatel à l’Education nationale, nommer une patronne au ministère du travail, autant de symboles des objectifs de ce nouveau gouvernement.

Macron avait annoncé pendant sa campagne qu’il gouvernerait par ordonnances pour porter ses coups contre le Code du travail. On a vu depuis que cela n’excluait pas une dose de dialogue social et de concertation. Les dirigeants syndicaux, et en particulier ceux de la CGT et de FO, se sont empressés de participer à ces séances de dialogue social qui doivent permettre au gouvernement de mieux accomplir ses objectifs.

Même si la FSU, n’est pas directement concernée par la réforme du Code du travail, il est bien sûr évident que les coups portés contre les travailleurs du secteur privé faciliteraient ceux destinés aux fonctionnaires. Macron a affirmé sa volonté de réduire le nombre de fonctionnaires. En supprimant le ministère de la fonction publique et en confiant au sarkozyste Darmanin la gestion des fonctionnaires, Macron a voulu donner un signal fort de ses objectifs contre eux.

Au CDFN, B. Groison et les dirigeants de la FSU feignaient d’être plus préoccupés par le Front national que par la constitution d’un gouvernement ennemi des travailleurs. Révélateur d’une disposition « bienveillante » vis-à-vis du nouveau pouvoir, F. Rolet, secrétaire du SNES, a envoyé au nom de son syndicat, une lettre à Macron ou elle souhaite un « quinquennat fructueux ». Dans une interview donnée à l’agence AEF, elle a indiqué que tant pour la réforme du bac que pour l’autonomie des établissements, elle était disposée à rentrer dans une concertation. Et c’est dès le 25 mai que la direction de la FSU a rencontré Darmanin, ministre de « l’Action et des comptes publics » qui a confirmé la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires en indiquant qu’il s’agissait d’un engagement du président qui « sera tenu, mais pas de manière comptable (…) c’est-à-dire en discutant avec les syndicats ». Il réaffirme ainsi clairement le rôle de la concertation.

Ce qui est apparu nettement au cours du CDFN, c’est surtout une mise en ordre des représentants des courants Unité et Action et École Émancipée qui co-dirigent la FSU. Ainsi pour deux motions proposées par Front Unique (pour l’abrogation de la loi sécurité publique et contre la sélection à l’Université), aucun représentant de l’École Émancipée n’a voté pour alors qu’ils avaient été assez nombreux à le faire lors du précédent CDFN. Il y a donc une nette volonté de la direction de la FSU de resserrer ses rangs pour collaborer pleinement avec le gouvernement Macron-Philippe à travers le dialogue social et la concertation.

Notons que les faits démontrent la nécessité des motions de notre courant : Macron engage une nouvelle prolongation de l’état d’urgence et sa ministre de l’enseignement supérieur a annoncé que l’un de ses premiers chantiers serait l’instauration de la sélection à l’entrée de la licence.

Comme les représentants de notre courant l’ont fait au cours de ce CDFN, les militants du courant Front Unique combattront pour que les directions des syndicats rompent avec le gouvernement et s’opposent à ses projets de contre-réformes.

 

1ère intervention du courant Front Unique dans le débat général

Comme il était prévisible, c’est dès le 1er tour des présidentielles que les travailleurs ont subi une défaite politique majeure avec la qualification pour le 2nd tour de deux candidats ennemis acharnés de la classe ouvrière et de ses conquêtes sociales. Macron en étant qualifié face à Marine Le Pen avait son élection acquise.

L’élimination de Hamon, candidat du parti socialiste est principalement due à la politique menée par Hollande et ses gouvernements contre les travailleurs avec en point d’orgue – il y a un an – l’adoption de la loi travail par le 49-ter. Mais il faut souligner que tant à l’extérieur qu’au sein même du PS, des forces se liguent pour en finir avec l’existence de ce parti.

Les dirigeants syndicaux portent une responsabilité écrasante dans la défaite du 1er tour, eux qui ont pratiqué jusqu’au bout la concertation-collaboration avec les gouvernements présidés par Hollande. Et en particulier, eux qui se sont dressés, il y a un an, contre l’appel à une manifestation centrale à l’Assemblée nationale pour imposer à la majorité PS-PCF le retrait du projet de loi El Khomri.

Si des millions de travailleurs ont voté pour Mélenchon, ils l’ont fait pour un candidat qui s’est présenté au-dessus des partis dans une volonté de rassembler toutes les classes sociales.

Et la défaite du 1er tour a encore été amplifiée au second par la campagne menée par les dirigeants des partis issus du mouvement ouvriers qui ont appelé à voter Macron au nom d’un front républicain contre le Front National. Dans ce front républicain, les dirigeants syndicaux ont pris toute leur place. Même s’ils n’ont pas pu en général appeler clairement à voter pour Macron, toutes leurs déclarations allaient dans ce sens.

Le lendemain du 1er tour, le courant Front Unique a combattu au Bureau national de la FSU pour que notre fédération se prononce pour « Pas une voix pour Le Pen ! Pas une voix pour Macron ! ». Mais notre motion n’a recueilli que notre vote. La résistance à l’escroquerie qui consiste à demander aux travailleurs de voter pour leur ennemi a été plus développée qu’en 2002. Ainsi des syndicats et même une fédération CGT ont appelé à ne voter ni pour Le Pen, ni pour Macron. Et même si ce mouvement est resté limité, de nombreux lycéens ont manifesté sous le mot d’ordre : « Ni Le Pen, ni Macron, ni patrie, ni patron »

Macron est donc élu et a bien l’intention de porter les coups les plus durs contre les acquis ouvriers.

Il est significatif qu’une de ses priorités est de porter à nouveau le fer contre ce qui subsiste du code de travail après la loi El Khomri. Il prévoit : le plafonnement impératif des indemnités prud’homales lors des licenciements pour les faciliter ; la généralisation du référendum d’entreprise contre les organisations syndicales ; la possibilité de nouvelles dérogations aux accords de branche etc.

Et pour aller plus vite, il veut procéder par ordonnance. En réplique, c’est d’abord Berger de la CFDT qui a donné le ton en défendant la nécessité du dialogue social. Mailly pour FO demande à Macron « que l’on débatte, que l’on discute à tous les niveaux » et la commission exécutive de la CGT l’appelle « à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49.3 ». Ainsi, ils sont  disposés à envisager de nouveaux reculs sociaux si c’est dans les règles du dialogue social et de la concertation. Macron vient de leur répondre que les ordonnances n’empêchaient pas le dialogue social.

Au contraire, la défense des acquis sociaux implique de les défendre en commençant par refuser toute concertation ou dialogue social sur leur destruction avec le pouvoir qui veut les mettre en pièces.

Pour le reste son programme est aussi explicite :

- Il veut en finir avec la retraite par répartition en lui substituant un système de capitalisation par points.

- Il veut la réduction de 15 milliards pour la Sécurité sociale, de 25 milliards sur le budget de l’Etat, de 10 milliards sur l’Assurance chômage, et de 10 milliards pour les collectivités territoriales. Il veut substituer aux cotisations ouvrières pour la Sécurité sociale l’impôt par la hausse de la CSG. Il veut libérer les patrons de toute contrainte et généraliser l’ubérisation de la société. On comprend qu’avec un tel programme autant de représentants des partis traditionnels de la bourgeoisie veulent être de l’aventure à ses côtés. Et le choix d’un premier ministre LR vaut feuille de route.

Il veut généraliser la sélection dès l’entrée à l’Université en réformant le bac qui perdrait sa valeur de 1er grade universitaire. Il veut octroyer aux chefs d’établissement le recrutement des enseignants. Il envisage un redéploiement massif et autoritaire des enseignants des écoles peut-être dès la rentrée de septembre.

Et bien sûr comme chantre d’une union nationale au service de l’impérialisme et de la bourgeoisie française, il soutient pleinement les interventions impérialistes de la France et veut la progression du budget militaire. Et sa volonté de promouvoir l’Etat policier est attestée l’augmentation du nombre de policiers qu’il prévoit alors qu’il veut supprimer 120 000 postes de fonctionnaires.

La responsabilité des directions syndicales est écrasante face aux coups redoublés contre les travailleurs et la jeunesse que Macron veut porter.

Notre fédération doit clairement indiquer qu’elle refuse toute concertation, tout dialogue social avec ce pouvoir dont les objectifs anti-ouvriers sont clairement énoncés. Et elle doit œuvrer auprès des autres confédérations et fédérations syndicales pour qu’elles adoptent une position analogue et pour la réalisation d’un front uni contre le gouvernement présidé par Macron.

 

2nde intervention du courant Front Unique dans le débat général

C’est sous le régime de l’état d’urgence que les élections présidentielles ont eu lieu. Entre les deux tours, on a entendu des responsables politiques mettre en avant qu’il serait extrêmement dangereux que le Front national accède au pouvoir compte tenu des institutions de la Vème république et l’état d’urgence.

Evidemment le FN est un parti ultra-réactionnaire et raciste qui doit être vigoureusement combattu par le front unique ouvrier et par le combat contre les politiques au service de la bourgeoisie. Au contraire le front républicain et les politiques au service de la bourgeoisie ont favorisé la croissance électorale du FN.

Le « danger fasciste » a été invoqué une fois de plus pour légitimer l’adhésion honteuse de nos dirigeants syndicaux au « front républicain » contre le FN, c’est à dire le soutien à Macron, candidat du capital financier. Ce « danger » n’est qu’un leurre : il n’existe pas, aujourd’hui, autour du Front National de bandes organisées du type de ce qu’ont été les SA en Allemagne dans les années 30.

Ce qui existe par contre c’est une menace vitale et bien réelle pour le mouvement ouvrier et pour les libertés démocratiques : celle de la marche à l’Etat policier engagée depuis plus d’un an. Avancer dans ce sens, c’est le « programme commun » de tous les représentants politiques de la bourgeoisie. Et il en est ainsi, parce que la liquidation des libertés démocratiques est indispensable aux capitalistes français pour mettre en œuvre le « remède » de choc à la crise du capitalisme en France : la liquidation de tous les droits et acquis des travailleurs, ce qui est précisément au cœur du programme de Macron aujourd’hui.

Depuis son élection, Macron n’a pas cessé de multiplier les signes pour indiquer sa volonté d’avancer à grands pas dans le sens de l’Etat policier : annonce de la poursuite et de l’intensification de la « lutte contre le terrorisme » et des dispositifs liés, défilé en véhicule militaire sur les Champs Elysées. Il vient de nommer l’ancien préfet de Rennes, celui qui a fait preuve du plus grand zèle dans les répressions des manifestations contre la loi El Khomri, comme son directeur de cabinet.

La vraie menace pour les travailleurs et la jeunesse, pour le mouvement ouvrier en tant que tel, la voilà : il est de la responsabilité urgente de la FSU de s’y opposer, et plutôt que d’un « front républicain », d’appeler à la constitution du front unique ouvrier contre la répression.

Ces dernières années et ces derniers mois nous ont montré que cette menace est bien réelle. Surtout quand les gouvernements, UMP et encore plus sous Hollande, reprennent des pans entiers du programme du FN

La traque des migrants, la destruction brutale et répétées de leurs abris de fortune, la persécution systématique de tous ceux qui tentent par humanité de leur venir en aide.

Les contrôles au faciès pratiqués et revendiqués par l’Etat. La restriction des libertés démocratiques en particulier du droit de manifestation et de réunion. Les assignations à résidence hors demande judiciaire. La banalisation de la présence de soldats en armes de guerre. N’est-ce pas là des éléments du programme du front national mis en œuvre sans que celui-ci exerce le pouvoir ?

Lors de la manifestation du 1er mai, le gouvernement Hollande-Cazeneuve en sursis a déchaîné la répression policière comme il le fait systématiquement depuis de nombreux mois. Les forces policières ont pris l’habitude de se placer au sein même des manifestations pour en prendre le contrôle. Qu’elles puissent le faire parfois avec l’assentiment voire la complicité de dirigeants syndicaux est scandaleux. Si la propagande gouvernementale a mis en avant les quelques policiers blessés dont un l’avait été par l’utilisation d’une grenade qu’il destinait aux manifestants, ce sont des dizaines de blessés qu’on compte parmi les manifestants ignorés par les journalistes qui préféraient se référer aux seuls communiqués gouvernementaux.

Il faut ajouter les arrestations massives de jeunes lycéens, leur garde à vue, leur fichage pour avoir simplement manifesté leur point de vue. Il est vrai que proclamer « Ni Le Pen ! Ni Macron ! Ni Patrie ! Ni patron » doit être considéré comme criminel par le gouvernement et par les policiers républicains qui voteraient à plus de 50% pour le front national selon des sondages

Depuis le CDFN de mars, il faut ajouter un nom à la longue liste non exhaustive des victimes de la répression policière. Après le meurtre de Rémi Fraisse et l’homicide d’Adama Traoré, après les innombrables violences infligées à des manifestants ou à des migrants, après le viol du jeune Théo, c’est le meurtre de Shaoyo Liu qui a été perpétré par des policiers alors que ce père de famille devait penser se trouver en sécurité à son domicile. C’est devant les membres de sa famille qu’il a été tué par des policiers. L’avocat de la famille a déclaré qu’il était sans doute la 1ère victime de la loi sécurité publique adoptée en procédure d’urgence en février.

Lors de notre CDFN de mars, notre courant a proposé d’exiger l’abrogation de cette loi qui octroie un véritable permis de tuer aux policiers. Notre motion a recueilli 43% des exprimés.

Nous persistons à penser qu’il est de la responsabilité et de l’honneur de notre fédération d’exiger l’abrogation de cette loi scélérate pleinement inscrite dans la marche à l’Etat policier.

Nous présenterons à nouveau une motion en ce sens demain.

 

Présentation de la motion « contre la nouvelle contre-réforme du Code du travail »

Chacun parmi nous est conscient de la signification du projet d’ordonnances sur le Code du travail.

Il s’agit pour Macron, à la demande de la bourgeoisie française, de tailler en pièces dans le Code du travail ce que la loi El Khomri n’avait pu réaliser.

Macron et son 1er ministre ont été clairs : ils veulent procéder par des ordonnances préparées par la concertation avec les représentants des organisations syndicales.

S’opposer à cette contre-réforme implique d’exiger le retrait du projet d’ordonnances mais aussi de refuser toute concertation sur ce projet, concertation dont le seul but  est de permettre la publication des ordonnances.


Motion contre la nouvelle contre-réforme du Code du travail

Après la loi El Khomri, Macron veut procéder à une nouvelle contre-réforme du Code du travail en procédant par ordonnances.

Celle-ci prévoit en particulier :

- l’imposition d’un plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse

- la généralisation de l’inversion de la hiérarchie des normes

Comme il s’était prononcé pour le retrait du projet de loi travail il y a un an, le CDFN de la FSU se prononce pour le retrait du projet d’ordonnances de réforme du Code du travail.

Le CDFN se prononce contre toute participation syndicale à la concertation devant permettre la publication de ces ordonnances.

6 pour ; 63 contre ; 1 abstention ; 31 refus de vote

 

Présentation de la motion « contre la sélection à l’Université »

Dans un communiqué du 2 mai concernant le tirage au sort  des futurs étudiants à leur entrée à l’Université, le SNESup indique à juste titre que cette circulaire est « le 1er pas vers la sélection à l’entrée en L1. »

Cette mesure s’inscrit pleinement dans toute la politique mise en œuvre par les gouvernements présidés par Hollande pour restreindre le droit aux études dans l’enseignement supérieur.

Le responsable du SNESup nous a dit que la loi de sélection en master est une assez bonne loi mais qui selon lui serait mal appliquée.

La réalité, c’est qu’avec cette loi, la réussite en licence ne suffit plus pour pouvoir s’inscrire dans un master correspondant à son cursus et dans sa faculté.

De plus la sélection à l’entrée du master ne restreint pas celle pratiquée à l’entrée en M2 puisqu’un projet de décret prévoit d’augmenter encore le nombre de masters qui pratiquent cette sélection entre M1 et M2.

Macron à qui le relais est passé a bien l’intention de pousser encore plus loin la sélection généralisée à l’Université. C’est le sens de sa volonté d’exiger des pré-requis pour entrer en L1 et de réformer le bac.

Bien sûr un réel droit aux études implique de combattre pour que l’Enseignement supérieur soit doté des moyens nécessaires (financiers et en personnels) pour qu’il puisse assurer ses missions.

Mais notre fédération doit exiger le retrait des mesures de sélection en particulier l’abrogation de la loi de sélection en master. Elle doit se prononcer contre le projet de Macron d’instaurer la sélection en L1 par le biais des pré-requis. Elle doit réaffirmer sa défense inconditionnelle du bac comme 1er grade universitaire.

 

Motion contre la sélection à l’Université

La loi réformant les masters entre en application. Elle instaure la sélection à l’entrée en M1. De plus la sélection à l’entrée en M2 se voit encore amplifiée.

Le CDFN de la FSU réuni le 17 mai 2017 s’oppose à toute forme de sélection, tant à l’entrée en licence qu’à l’entrée en master ou entre M1 et M2. Tout étudiant qui a validé une licence doit pouvoir accéder de droit à un master correspondant à son parcours antérieur et dans son université.

Le CDFN se prononce pour l’abrogation de la loi de sélection en master.

Le CDFN s’oppose au projet de Macron d’instaurer la sélection dès l’entrée à l’université par l’exigence de « pré-requis ».

Le CDFN défend et défendra inconditionnellement le baccalauréat comme 1er grade universitaire donnant accès à l’enseignement supérieur.

10 pour ; 59 contre ; 1 abstention ; 31 refus de vote

 

Présentation motion «pour l’abrogation loi dite de sécurité publique »

Depuis des années, la restriction des libertés démocratiques et le développement de la répression policière et judiciaire sont à l’œuvre. Les travailleurs français et la jeunesse expérimentent au quotidien l’état d’urgence, comme en Turquie ou en Tunisie. Aujourd’hui, sortir d’une manifestation en ayant inhalé du gaz lacrymogène, pris des coups de matraque ou de flash-ball, voire en ayant perdu l’usage d’un œil est devenu monnaie courante.

Un nouveau président a été élu mais qui pourrait croire que la politique sécuritaire sera adoucie dans les cinq prochaines années ? Emmanuel Macron a été très clair. En matière de sécurité, sa politique sera « implacable » et pour illustrer cette posture, il a nommé comme directeur de cabinet l’ancien préfet de Bretagne qui n’a jamais eu de scrupule à faire molester les travailleurs et la jeunesse lors des manifestations contre la loi El Khomri.

Il faut le marteler :

-                      c’est aujourd’hui que la répression bat son plein.

-                      C’est aujourd’hui que des manifestants se font malmener par des agents de police qui donnent libre cours à leur violence avec la bénédiction des pouvoirs publics

-                      C’est aujourd’hui que le nombre d’incarcérations bat tous les records, quand la majorité d’entre elles sont des courtes peines et qu’elles concernent essentiellement la jeunesse des quartiers populaires

C’est donc bien aujourd’hui qu’il faut combattre cette marche à l’État policier.

Combien faudra-t-il encore de Rémi Fraisse, d’Adama Traoré ? Et pour la dernière victime en date, Shaoyo Liu, on ne peut qu’être d’accord avec l’avocat de la famille qui combat pour que justice lui soit rendue qui a déclaré : « aucun des principes de légitime défense n’a été respecté. On est face à la première manifestation des conséquences de la loi sur la légitime défense. »

Le texte action explique à juste titre que « la loi sécurité publique promulguée le 28 février dernier constitue un échelon supplémentaire dans la montée des lois sécuritaires ». Alors il faut en tirer toutes les conséquences en exigeant l’abrogation de cette loi scélérate.

 

Motion pour l’abrogation de la loi dite de sécurité publique

La loi « sécurité publique » accroît l’impunité dont bénéficient les forces de l’ordre alors que la liste des victimes de la répression policière s’allonge de semaine en semaine et compte un mort de plus, Shaoyo Liu.

Cette loi permet aux policiers d’utiliser leur arme à feu en dehors des situations de légitime défense et aggrave les peines encourues pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Le CDFN se prononce donc pour l’abrogation de la loi dite de sécurité publique.

10 pour ; 59 contre ; 2 abstention ; 30 refus de vote